Etre bienveillant envers soi-même

Comment s’endormir rapidement le soir quand on est parent.

S’il y a bien une chose qui nous manque cruellement quand on devient parent, c’est bien le sommeil. Cette fameuse bonne nuit, celle ou on se couche et on ne  se réveille pas avant que notre corps ait décidé qu’il en avait assez de se reposer. Aujourd’hui, en étant parent, c’est devenu le Graal, voir l’impossible, il faut bien l’avouer.

Parfois quand même, on s’autorise à se coucher un peu plus tard, pour en profiter, et puis, sait-on jamais, on pourra peut être récupérer un peu pendant la nuit. Quelle erreur! Chaque jour la mine un peu plus déconfite, chaque jour un peu plus de regret de ne pas s’être couché plus tôt et chaque jour un peu plus de cernes….

Saviez-vous que la fatigue est notre pire ennemie? Elle nous prend tout : l’énergie, la patience, la bonne humeur…

Alors, quand par dessus tout ça on essaye de s’endormir rapidement et qu’on y arrive pas, c’est l’angoisse! Elles sont précieuses, ces minutes de sommeil perdues!

En tant que maman qui n’a pas passé une nuit complète pendant deux ans ( allez, j’exagère, elle a commencé à dormir TOUTE la nuit à 21 mois, mais ceci dit, elle avait déjà commencé à me prendre mes nuits complètes quand elle était dans mon ventre), il a fallu que je trouve quelque chose pour me permettre de m’endormir rapidement au lieu de ressasser toute ma journée, voire celle des dix dernières années passées! Alors, bien sur, à force d’accumuler de la fatigue, on finit par s’endormir rapidement, d’épuisement, mais quand même, parfois, de nombreuses idées et autre soucis viennent s’interposer entre le sommeil et vous.

Vous voulez ma technique j’imagine? Je vous promets qu’elle est efficace, et si vous n’y arrivez pas le premier soir, faites moi confiance, ça viendra au bout de quelques jours d’entraînement!

Dans un premier temps, il s’agit de s’allonger confortablement, dans une position qui est favorable à l’endormissement( Par exemple je sais que je m’endors beaucoup plus facilement quand je suis sur le côté droit que dans n’importe quelle autre position).

Il faut ensuite essayer de relâcher la mâchoire. Vous allez très vitre vous rendre compte qu’on serre très souvent les dents quand on est en train de penser à quelque chose. Détendez la mâchoire sans pour autant ouvrir la bouche. Puis détendez également votre front. Comme pour la mâchoire on fronce souvent les sourcils en plissant le front. Détendez les paupières. Vous verrez que ces deux petites actions vous détendront très rapidement. Ensuite, je cale ma langue sur mon palais, pas en poussant mais juste en faisant contact.

voilà, ça parait tout bête, n’est ce pas? Mais si vous vous concentrez bien à faire ceci, vous allez vous détendre bien plus facilement et le sommeil arrivera rapidement. Vous ne me croyez pas? Surtout si ça ne marche pas le premier soir, retentez quelques jours, vous verrez, ça fonctionne!

Et si jamais vous avez besoin de vous détendre plus que ça, je vous propose d’investir dans ce petit objet qui vous aidera grandement.

Je vous souhaite de bonnes nuits pleines de doux rêves et surtout des nuits complètes bien réparatrices!

 

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haha! Non il ne faut quad même pas rêver!

 

 

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Education respectueuse, Etre bienveillant envers soi-même, Non classé

Le jour où j’ai arrêté…

J’ ai plus de 30 ans, et cela ne fait pas si longtemps que je me suis rendue compte de certaines choses. Depuis quelques années (ça prend du temps), je fais le point sur la personne que je suis, sur mon caractère, ma personnalité et….mon manque de confiance. Il y a des choses sur moi qui m’échappaient, des espèces de trous noirs que je n’arrivais pas à comprendre. Mais petit à petit, tout ceci s’éclaircit et je travaille pour y remédier.

Ce travail personnel m’aide évidemment pour mon propre bien -être, dans ma relation aux autres, pour mon travail, mais également en tant que mère, pour faire attention à ne pas reproduire certains comportements. C’est facile à dire, et l’on pourrait croire qu’une fois qu’on le sait ça suffit, mais il n’en est rien. Certaines choses sont profondément ancrées en nous et nous les reproduisons inconsciemment. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire, car l’on peut changer les choses, mais il faut savoir se donner du temps et ne pas vouloir être trop exigeant en voulant que tout se fasse rapidement.

Je me suis rendue compte,  bien que j’ai été une enfant très aimée, que tout ce que je faisais n’était jamais assez bien. Bien sur, mes parents étaient contents, mais jamais pleinement. Je pouvais toujours faire mieux. A l’école par exemple, je n’ai jamais été une grosse bosseuse, mais j’avais des facilités. Je comprenais ce qu’on attendait de moi, ce qui m’aidait à y répondre de façon à avoir de bonnes notes. Mais pas suffisamment. Chaque année, on me demandait de faire mieux. Toujours mieux. J’ai raté la mention au bac, de peu, alors que je n’avais quasiment pas révisé. Évidemment, j’aurais pu faire mieux. Je n’ai pas spécialement écouté, j’ai fait un peu selon mes envies (ou pas justement), mais je n’avais pas conscience que cela jouait sur la confiance en soi.

Loin de moi l’envie de blâmer mes parents aujourd’hui, cela ne servirait à rien et ne me ferait pas avancer. Mes parents ont fait ce qu’ils ont pu, avec leurs qualités et leurs défauts. Ils ont fait ce qu’ils jugeaient bon pour m’aider à grandir.

Aujourd’hui, je travaille beaucoup pour être heureuse. Et faire ce qui me rend heureuse. Je dois dire que je m’en approche, parce que je fais mes propres choix. Mes choix en accord avec moi-même, sans que ce soit pour faire plaisir aux uns ou aux autres, ou pire, en me mentant à moi-même.

Aujourd’hui, je me rends compte des remarques cassantes que je reçois toujours de la part de mes parents. Oui, à 34 ans, j’entends encore parfois que c’est bien, mais que ça pourrait être mieux. J’entends que mes choix ne sont pas les bons. Mes choix éducatifs ou bien professionnels…

Aujourd’hui, à 34 ans, et il est grand temps, j’ai décidé d’arrêter de trouver cela important. J’ai décidé d’arrêter de courir après la fierté dans les yeux de mes parents. Ma vie est pour moi, pour la famille que je me suis créée, pas pour eux.

C’est comme si, en remerciement de l’éducation reçue et des années de temps et de dépenses pour nous, nous avions des comptes à leur rendre. Comme si nos années d’enfances n’étaient pas gratuites. Comme s’ils ne nous avaient pas aidés à grandir, mais élevés pour qu’on leur rende la mise en fierté. Alors quoi? Cela veut donc dire que nous ne sommes pas libres de nos propres choix, mais que nous devons faire ce qu’il leur plaira, à eux? Et si mon choix de métier ne m’appartenait pas réellement?

Si ma prise de conscience est tardive, je vais tout faire pour éviter cette situation à mes enfants. Quoi qu’ils fassent, quoi qu’ils choisissent, je serai fière d’eux. Fière de voir qu’ils auront fait leurs propres choix, des choix qui les rendent heureux, car je leur aurais donné une éducation dans ce sens.

Et vous, bien au fond, enfoui, vous sentez-vous libre des jugements de votre famille? Avez-vous une famille ouverte et compréhensive ?

comprendre l'enfant

Etre bienveillant envers soi-même

Les conflits intergénérationnels au quotidien

Cette année, au bac de philo en filière S, le sujet était « peut-on se libérer de sa culture ? ». Loin de moi l’idée de vous répondre à cette question avec une dissertation, j’ai même plutôt envie de vous en poser une autre : peut-on se libérer de son éducation ? Ou encore, « a-t-on vraiment la liberté d’éduquer nos enfants comme nous l’entendons » ?

Je me pose aujourd’hui très sérieusement ces questions parce que j’ai l’impression que notre liberté est quelque peu biaisée. Que nous sommes voués à défendre corps et âme nos choix sans jamais vraiment être entendus, reconnus ou acceptés. Pire, en étant jugés, dénigrés et même moqués.

Il n’y a généralement aucun problème quand on reproduit ce que l’on a vécu. Aucune question à se poser, les choses se font simplement et nous avons alors l’impression d’avancer sur le bon chemin puisque les générations qui nous précèdent vont dans le même sens. Mais lorsqu’on s’en écarte, ou qu’on prend une route différente voire contraire, qu’en est-il ?

Je suis sûre que vous avez déjà vécu cette situation de conflit familial avec les « de mon temps ça ne se passait pas comme ça », « avant c’était quand même mieux », « il y avait plus de respect », « tu vas en faire un capricieux », et mille autres phrases de ce genre ou encore, ce que j’aime appeler, les « yaka faukon ». (Mais si, vous connaissez sûrement : « il faudrait que tu ailles le coucher là, il est fatigué », «  et si tu n’y allais pas toutes les cinq minutes aussi, laisse le un peu pleurer tu verras »…)

Vous avez beau expliquer mille fois vos choix éducatifs, vous avez toujours droit à ces fameuses phrases, comme si soudainement vous alliez changer d’avis.

Les dîners en famille deviennent vite un calvaire fait de reproches et d’incompréhension. Nos parents se sentent-ils jugés de l’éducation qu’ils nous ont donné ? Très certainement. Si nous avons choisi de faire différemment, ou à l’opposé, c’est bien que leurs méthodes ne nous plaisent pas. Ils se sentent à leur tour jugés, même si pour nous ça n’est pas le cas.

Parfois, les tensions familiales sont tellement intenses que la seule solution est de couper les ponts ou d’espacer les visites. On prend garde à ne pas trop parler des sujets qui fâchent, à mettre son poing dans sa poche, et à ne surtout pas vouloir convaincre la partie adverse. Mais les relations familiales en sont souvent dégradées. Pourtant, nos parents ont été parents aussi avant de devenir grands-parents, et ont parfois été eux mêmes en conflits avec leurs propres parents. L’ont-ils trop vite oublié ? Pensent-ils que, finalement, c’est un passage obligé, comme l’adolescence ?

Et ce n’est que la partie familiale….. n’avez-vous jamais connu cette situation dans votre milieu professionnel ? Moi si.

Ainsi, je me suis laissée entendre, une fois, que je n’avais pas le droit de me plaindre de ma fatigue, car je faisais le choix de ne pas laisser pleurer mon enfant la nuit. Et comme c’était un choix volontaire, il fallait que je prenne ma fatigue sur moi, sans avoir le droit de m’apitoyer. J’avais la possibilité de ne pas être fatiguée, en choisissant un autre mode éducatif pour mon enfant. Le plus important étant, apparemment, d’être en forme et efficace au travail. Quel beau discours culpabilisant et moralisateur ! Si mon choix était contre celui de mes collègues, alors il me fallait le taire car je ne voulais pas entendre la « bonne solution » qu’ils détenaient.

Faut-il alors ne plus parler de ses choix, de ses envies de faire différemment ? Est-il impossible de partager des expériences entre deux générations différentes ?

Avez- vous remarqué à quel point les personnes qui nous jugent pour nos choix différents semblent sûres d’elles, parce que l’éducation de leurs enfants est faite ? Nous ne jouons pas à égalité, car celle que nous donnons est en cours, et qu’il n’est pas possible de prouver tout de suite le résultat de cette éducation. Alors qu’eux peuvent le faire. En surface. Parce que si l’on creuse, chose qu’ils ne veulent pas qu’on fasse, nous pourrions en trouver, des problèmes. Des problèmes de manque de confiance, de peurs, d’angoisses… des problèmes que nous cherchons à éviter pour la génération future, celle que nous éduquons aujourd’hui.

La partie éducative n’est qu’une petite goutte d’eau des problèmes intergénérationnels malheureusement, car ils sont également nombreux dans le domaine professionnel, et pour être plus précis, dans la manière d’exercer une profession. Ce qui m’attriste le plus est de constater que ma génération commence déjà à critiquer celle qui arrive tout juste dans le monde du travail, sans essayer de chercher à comprendre.

Ne pourrait-on pas arrêter tout cela ? Ne pourrait-on pas laisser les gens être libres sans vouloir constamment penser qu’on détient la meilleure façon de faire ?

Je crois pourtant que la solution existe et qu’elle s’appelle OUVERTURE D’ESPRIT.

J’espère qu’un jour je serai moi aussi grand-mère, et que j’aurai alors gardé mon ouverture d’esprit que je m’efforce de travailler.

Et puis, on peut sans doute garder dans un coin de notre tête, cette petite phrase : « il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis ».

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