Des livres (et films) pour nous aider

Tout va bien, nous sommes paumés!

J’aime beaucoup cette phrase qui, a elle-seule, résume tout à faire le lâcher-prise. Mais c’est quoi, le lâcher-prise dont on parle si souvent? Car il est évidement qu’il ne suffit pas de le dire pour y arriver. C’est un peu comme dire à un enfant « sois sage ». Cela n’a pas de sens. Alors, il ne suffit pas de dire à un parent « oh c’est bon, lâche prise, tu seras bien mieux » pour que ça fonctionne. Parce qu’ il y a quoi, derrière tout ça?

« tout va bien, nous sommes paumés » est un livre des éditions l’instant présent. Il est écrit par une journaliste qui a recueilli les témoignages d’éducateurs qui travaillent dans un foyer accueillant des adolescents, en Suisse. Ces éducateurs ont fait un constat : les règles qu’ils souhaitent faire respecter par les jeunes ne fonctionnent pas toujours. Ils ont donc décidé de faire autrement, de lâcher prise, et de voir comment cela se passe.

Ce livre est vraiment très intéressant car il peut évidemment se transposer de la même façon à la structure familiale. On apprend donc, avec des histoires concrètes de jeunes, comment on peut faire autrement, comment on peut  arriver à laisser tomber des principes et laisser les enfants reprendre le contrôle de leur vie.

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Voici quelques extraits relevés dans ce livre, qui me semblent vraiment importants et qui pourront parler à un grand nombre de parents (mais je vous invite vraiment à lire ce livre qui se lit très facilement et très rapidement).

 » La contrainte tue la motivation ».

« Les punitions peuvent rapidement mener à un constat d’isolement, c’est à dire qu’elles risquent de s’additionner à l’infini sans pouvoir être appliquées ni produire aucun effet. »

« L’obéissance est due à l’acceptation de la soumission ».

« La quête du contrôle entraîne une énorme dépense d’énergie puisqu’il faut immanquablement se répéter, hausser la voix, insister, etc. pour des résultats parfois très décevants. Tout se passe comme si c’était le travail naturel de l’enfant que de contester ( ou tester) l’autorité de l’adulte. »

J’ai souvent pensé qu’il fallait apprendre à respecter les lois et les règles parce qu’on comprend pourquoi elles sont fixées et non pas par peur de ce qui peut nous arriver si nous ne les respectons pas. Malheureusement, je suis sure qu’aujourd’hui 80% de la population est plutôt dans le deuxième exemple. Lorsque j’en parle autour de moi, on me dit que notre monde n’est pas celui des Bisounours. Et bien, je suis ravie aujourd’hui d’avoir trouvé dans ce livre mes pensées couchées sur le papier! En voici l’extrait (désolée la qualité n’est pas très bonne) :

Bref, ce livre fait du bien. Il nous montre comment nous pouvons faire différemment, et comment, en lâchant sur certaines choses, cela peut se dérouler sans que nous soyons de mauvais parents pour autant.

Si ce livre vous tente, vous pouvez le trouver ici  :

Education respectueuse

Le train de la parentalité.

Mercredi 8 novembre, le train de la parentalité, qui s’arrête dans plusieurs villes de France, était à la gare de Lyon. L’occasion pour moi d’aller y faire un tour et de vous ramener quelques images.

C’était la première édition et une très belle idée! Un parcours rempli d’informations réparties dans 6 wagons. Du stade de foetus à la jeune enfance, nous pouvions lire, voir, écouter, et c’était vraiment très intéressant.

Non seulement il y avait des informations concrètes sur le développement de l’enfant, mais également beaucoup de panneaux autour de la parentalité positive et des émotions.

Mais, plus parlantes que des mots, voici quelques photos que j’ai prises pendant ma visite. (je suis désolée elles ne sont pas de très bonne qualité mais cela vous donnera une petite idée).

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Nous étions en fait dans un couloir comme si nous étions dans le ventre maternel et nous entendions les bruits qu’entendent les foetus.

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Une nouvelle découverte : un décodage des pleurs des bébés en fonction des sons qu’ils produisent. Chaque pleur correspond en fait à une demande particulière. C’est très bluffant!

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La roue des émotions d’Isabelle Filliozat

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Pour choisir ses mots et tourner les phrases de manière positives…

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87% donnent des petites tapes sur les fesses!!
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47% Ont déjà donné des châtiments corporels sévères….il est temps que les choses changent!
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plus de la moitié des parents auraient déjà frappé leur enfant de moins de deux ans!

Le sixième wagon servait à la retransmission en direct des différentes conférences qui se déroulaient un petit peu plus loin.

D’ailleurs, si vous voulez en savoir un peu plus ou revoir toutes les conférences de toutes les villes, vous pouvez aller voir sur leur site internet : https://train-petite-enfance-parentalite.org/ ( dans certaines villes, Isabelle Filliozat est présente pour les conférences).

Je suis ravie qu’une telle initiative ait été prise. J’espère que de nombreux parents et professionnels de l’enfance se seront déplacés dans les différentes villes de France ou le train s’est arrêté.

 

 

Des livres (et films) pour nous aider, Education respectueuse

1,2,3 je me mets à l’éducation positive, un livre à mettre entre toutes les mains!

L’éducation positive à le vent en poupe, et c’est tant mieux! On voit de plus en plus de livres sur le sujet dans les librairies, et il est parfois difficile de faire son choix.

J’ai déjà plusieurs ouvrages sur le sujet chez moi, mais j’avoue que je conseille celui-ci particulièrement, pour plusieurs raisons:

  • C’est un livre qui se veut véritable un véritable outil pour les parents.
  • Il a une superbe mise en page, il est coloré, joliment illustré et bien aéré ce qui rend le texte plus lisible.
  • Il comporte plein de témoignages de parents ou de professionnels.
  • Il possède des exercices et des affiches détachables à la fin du livre.
  • Il propose beaucoup de conseils, bien identifiables dans leur cadre rose illustrés avec une clé à molette.
  • Il y a également des exercices et des quizz pour s’améliorer.
  • Enfin, de nombreuses références à des spécialistes de l’éducation positive sont présentes.

Plus concrètement, le livre se présente avec trois parties différentes :

1-  Je comprends l’éducation positive

  • A l’origine
  • Les grands principes
  • Les grands noms
  • Et…ça marche vraiment?

2- J’essaie l’éducation positive

  • Un nouveau regard sur la parentalité
  • Face aux comportements difficiles
  • Comprendre les émotions

 

3- J’approfondis l’éducation positive

  • L’enfant intérieur
  • Le soutien entre adultes
  • Prendre soin de soi
  • Le bonheur en famille, ça se cultive

 

L’auteure, Véronique Maciejak a fait des études scientifiques et une formation d’enseignante mais a choisi la voie du journalisme. Elle est mère de trois enfants  et est formée à la communication non violente, à la discipline positive et à l’approche empathique. Elle anime également des ateliers pour adultes et des conférences sur l’éducation positive.

Mais trêve de bavardages, place aux images qui seront certainement plus parlantes :

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Pour l’acheter, il se trouve dans toutes les librairies, centres culturels et aussi sur internet (comme Amazon par exemple).

Et en bonus, je vous propose de vous rendre sur ma page facebook pour tenter de remporter un exemplaire!

 

 

Non classé

Quelques conseils?

Je ne sais pas si vous me suivez sur ma page facebook mais j’aime beaucoup donner des petites informations sur les enfants et depuis quelques temps, des conseils pour aider les parents pour des moments du quotidien. Du coup, je vous mets ici quelques panneaux que j’ai posté là bas.

N’hésitez pas à venir me rejoindre sur ma page facebook pour en voir d’autres si cela vous intéresse!

apprendre l'autonomiechoix guidésencourager son enfantmontrer l'exemple

Etre bienveillant envers soi-même

Comment s’endormir rapidement le soir quand on est parent.

S’il y a bien une chose qui nous manque cruellement quand on devient parent, c’est bien le sommeil. Cette fameuse bonne nuit, celle ou on se couche et on ne  se réveille pas avant que notre corps ait décidé qu’il en avait assez de se reposer. Aujourd’hui, en étant parent, c’est devenu le Graal, voir l’impossible, il faut bien l’avouer.

Parfois quand même, on s’autorise à se coucher un peu plus tard, pour en profiter, et puis, sait-on jamais, on pourra peut être récupérer un peu pendant la nuit. Quelle erreur! Chaque jour la mine un peu plus déconfite, chaque jour un peu plus de regret de ne pas s’être couché plus tôt et chaque jour un peu plus de cernes….

Saviez-vous que la fatigue est notre pire ennemie? Elle nous prend tout : l’énergie, la patience, la bonne humeur…

Alors, quand par dessus tout ça on essaye de s’endormir rapidement et qu’on y arrive pas, c’est l’angoisse! Elles sont précieuses, ces minutes de sommeil perdues!

En tant que maman qui n’a pas passé une nuit complète pendant deux ans ( allez, j’exagère, elle a commencé à dormir TOUTE la nuit à 21 mois, mais ceci dit, elle avait déjà commencé à me prendre mes nuits complètes quand elle était dans mon ventre), il a fallu que je trouve quelque chose pour me permettre de m’endormir rapidement au lieu de ressasser toute ma journée, voire celle des dix dernières années passées! Alors, bien sur, à force d’accumuler de la fatigue, on finit par s’endormir rapidement, d’épuisement, mais quand même, parfois, de nombreuses idées et autre soucis viennent s’interposer entre le sommeil et vous.

Vous voulez ma technique j’imagine? Je vous promets qu’elle est efficace, et si vous n’y arrivez pas le premier soir, faites moi confiance, ça viendra au bout de quelques jours d’entraînement!

Dans un premier temps, il s’agit de s’allonger confortablement, dans une position qui est favorable à l’endormissement( Par exemple je sais que je m’endors beaucoup plus facilement quand je suis sur le côté droit que dans n’importe quelle autre position).

Il faut ensuite essayer de relâcher la mâchoire. Vous allez très vitre vous rendre compte qu’on serre très souvent les dents quand on est en train de penser à quelque chose. Détendez la mâchoire sans pour autant ouvrir la bouche. Puis détendez également votre front. Comme pour la mâchoire on fronce souvent les sourcils en plissant le front. Détendez les paupières. Vous verrez que ces deux petites actions vous détendront très rapidement. Ensuite, je cale ma langue sur mon palais, pas en poussant mais juste en faisant contact.

voilà, ça parait tout bête, n’est ce pas? Mais si vous vous concentrez bien à faire ceci, vous allez vous détendre bien plus facilement et le sommeil arrivera rapidement. Vous ne me croyez pas? Surtout si ça ne marche pas le premier soir, retentez quelques jours, vous verrez, ça fonctionne!

Et si jamais vous avez besoin de vous détendre plus que ça, je vous propose d’investir dans ce petit objet qui vous aidera grandement.

Je vous souhaite de bonnes nuits pleines de doux rêves et surtout des nuits complètes bien réparatrices!

 

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haha! Non il ne faut quad même pas rêver!

 

 

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Education respectueuse, Etre bienveillant envers soi-même, Non classé

Le jour où j’ai arrêté…

J’ ai plus de 30 ans, et cela ne fait pas si longtemps que je me suis rendue compte de certaines choses. Depuis quelques années (ça prend du temps), je fais le point sur la personne que je suis, sur mon caractère, ma personnalité et….mon manque de confiance. Il y a des choses sur moi qui m’échappaient, des espèces de trous noirs que je n’arrivais pas à comprendre. Mais petit à petit, tout ceci s’éclaircit et je travaille pour y remédier.

Ce travail personnel m’aide évidemment pour mon propre bien -être, dans ma relation aux autres, pour mon travail, mais également en tant que mère, pour faire attention à ne pas reproduire certains comportements. C’est facile à dire, et l’on pourrait croire qu’une fois qu’on le sait ça suffit, mais il n’en est rien. Certaines choses sont profondément ancrées en nous et nous les reproduisons inconsciemment. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire, car l’on peut changer les choses, mais il faut savoir se donner du temps et ne pas vouloir être trop exigeant en voulant que tout se fasse rapidement.

Je me suis rendue compte,  bien que j’ai été une enfant très aimée, que tout ce que je faisais n’était jamais assez bien. Bien sur, mes parents étaient contents, mais jamais pleinement. Je pouvais toujours faire mieux. A l’école par exemple, je n’ai jamais été une grosse bosseuse, mais j’avais des facilités. Je comprenais ce qu’on attendait de moi, ce qui m’aidait à y répondre de façon à avoir de bonnes notes. Mais pas suffisamment. Chaque année, on me demandait de faire mieux. Toujours mieux. J’ai raté la mention au bac, de peu, alors que je n’avais quasiment pas révisé. Évidemment, j’aurais pu faire mieux. Je n’ai pas spécialement écouté, j’ai fait un peu selon mes envies (ou pas justement), mais je n’avais pas conscience que cela jouait sur la confiance en soi.

Loin de moi l’envie de blâmer mes parents aujourd’hui, cela ne servirait à rien et ne me ferait pas avancer. Mes parents ont fait ce qu’ils ont pu, avec leurs qualités et leurs défauts. Ils ont fait ce qu’ils jugeaient bon pour m’aider à grandir.

Aujourd’hui, je travaille beaucoup pour être heureuse. Et faire ce qui me rend heureuse. Je dois dire que je m’en approche, parce que je fais mes propres choix. Mes choix en accord avec moi-même, sans que ce soit pour faire plaisir aux uns ou aux autres, ou pire, en me mentant à moi-même.

Aujourd’hui, je me rends compte des remarques cassantes que je reçois toujours de la part de mes parents. Oui, à 34 ans, j’entends encore parfois que c’est bien, mais que ça pourrait être mieux. J’entends que mes choix ne sont pas les bons. Mes choix éducatifs ou bien professionnels…

Aujourd’hui, à 34 ans, et il est grand temps, j’ai décidé d’arrêter de trouver cela important. J’ai décidé d’arrêter de courir après la fierté dans les yeux de mes parents. Ma vie est pour moi, pour la famille que je me suis créée, pas pour eux.

C’est comme si, en remerciement de l’éducation reçue et des années de temps et de dépenses pour nous, nous avions des comptes à leur rendre. Comme si nos années d’enfances n’étaient pas gratuites. Comme s’ils ne nous avaient pas aidés à grandir, mais élevés pour qu’on leur rende la mise en fierté. Alors quoi? Cela veut donc dire que nous ne sommes pas libres de nos propres choix, mais que nous devons faire ce qu’il leur plaira, à eux? Et si mon choix de métier ne m’appartenait pas réellement?

Si ma prise de conscience est tardive, je vais tout faire pour éviter cette situation à mes enfants. Quoi qu’ils fassent, quoi qu’ils choisissent, je serai fière d’eux. Fière de voir qu’ils auront fait leurs propres choix, des choix qui les rendent heureux, car je leur aurais donné une éducation dans ce sens.

Et vous, bien au fond, enfoui, vous sentez-vous libre des jugements de votre famille? Avez-vous une famille ouverte et compréhensive ?

comprendre l'enfant