Education respectueuse

Une formation à l’éducation positive de chez vous, ça vous tente?

Il y a un moment déjà que je voulais vous parler de cette formation , mais j’attendais de la finir pour pouvoir vous en parler correctement.

Pour se former à l’éducation positive, plusieurs choix :

  • Lire des livres sur le sujet
  • Se rendre à des conférences
  • Se former à distance grâce à des vidéos.

Nous le savons bien, être parent prend beaucoup de temps. Si certains sont friands de lecture, d’autres un peu moins, et on ne peut pas les blâmer pour cela! C’est pour cette raison que je trouve cette formation vraiment intéressante. Il est possible de gérer son temps comme on le souhaite! Plus besoin de faire garder les enfants ou de désespérer parce que les conférences intéressantes sont toujours dans les grandes villes!

Alors, concrètement, j’éduque dans la joie, c’est quoi?

C’est une formation de sept modules qui comportent environ six vidéos chacun. On reçoit un mail pour avoir le nouveau module toutes les deux semaines, ce qui laisse largement le temps de regarder les vidéos et de mettre en pratique les conseils.

Elle donne également accès à un forum d’échanges entre parents et un groupe facebook.

Une fois l’accès ouvert à la formation, vous pouvez revenir sans problème à n’importe quelle vidéo, n’importe quand. Par exemple, si vous avez fini la formation mais que vous souhaitez revoir un des modules parce que vous ne vous en souvenez plus tout à fait, c’est possible!

Pourquoi c’est une super formation?

D’abord, comme je l’ai dit plus haut, parce qu’elle permet de se former à la maison et au rythme que l’on souhaite. Mais aussi parce qu’on apprend plein de choses, que ce soit sur la définition même de l’éducation positive, sur la manière dont les enfants fonctionnent ou encore sur des outils concrets à mettre en place en famille.

Je lis beaucoup de livres sur l’éducation positive, et malgré tout, j’ai appris énormément de nouvelles choses en faisant cette formation.

Mais du coup, ça coûte combien?

C’est vrai que ça a un prix. Un prix qui peut sembler  important pour certains. Mais quand on y réfléchit bien, quel est le prix d’un quotidien paisible et heureux avec ses enfants?

Plus concrètement, la formation coûte 297 euros. Vous pouvez bien sur payer en plusieurs fois. Mais si vous passez par le lien plus bas, vous aurez alors une remise de 100 euros et le prix ne sera plus que de 197 euros (pendant 48h seulement après avoir cliqué).

Je veux être totalement transparente avec vous, ce lien, qui vous permet une réduction de 100 euros, est un lien affilié, ce qui veut dire que je vais toucher une partie du prix que vous allez payer. Cela m’aidera à payer les frais de mon blog qui sont un peu élevés à l’année. Comme cela, tout le monde est gagnant, vous et moi.

Cela étant dit, ce n’est pas parce que j’ai ce lien affilié que je vous dis que cette formation est top. J’aurais très bien pu décider de ne pas vous en parler si, après l’avoir faite, elle ne m’avait pas plu. Si je vous en fait l’éloge, c’est parce qu’il me semble qu’elle peut aider un bon nombre de parents et qu’en l’achetant, vous ne jetterez pas votre argent en l’air.

Personnellement, je l’ai trouvé si bien que je fais actuellement celle à destination des professeurs 😉

Bref, si vous souhaitez en savoir un peu plus, vous pouvez cliquer sur la phrase suivante : (cela ne vous engagera pas, vous verrez une vidéo de présentation!)

J’éduque dans la joie

Alors, vous avez envie d’essayer?

PS : si jamais vous avez envie de retrouver le lien et que vous avez perdu l’article, j’ai mis une bannière sur mon blog, sur le côté droit. Vous la voyez? Vous pourrez toujours passer par là par la suite…

 

 

Et pour recevoir une newsletter avec plus de panneaux et d’informations…

Education respectueuse

Comment lutter contre le regard des autres et la compétitivité?

Nous le savons très bien maintenant, l’épanouissement personnel ne peut s’acquérir avec la pression sociale et la compétitivité. Or, dès le plus jeune âge, c’est ce à quoi nous sommes habitués.  Les parents commencent à comparer nos tailles et nos poids de naissance, la manière dont on évolue la première année, si on a marché plus tôt qu’un autre, parlé plus tôt qu’un autre… On comprend très rapidement que si on veut se faire une place dans ce monde, cela va se faire en écrasant les autres pour pouvoir être le premier.

Pierre Rabhi a dit « Quand un enfant arrive, on lui présente le monde comme une arène dans laquelle il doit se battre pour gagner. On a plus l’impression que l’on prépare des soldats de l’économie bien plus que des êtres épanouis. »

Comment arriver à sortir de cet état d’esprit quand tout s’y oppose autour de nous et nous laisse sous entendre que ce mode de fonctionnement est le bon, puisqu’il prédomine? Il est tellement ancré en nous, autour de nous, qu’il devient la normalité.

Ainsi, l’école nous apprend ce fonctionnement. Mais il serait trop facile de tout mettre sur le dos de l’éducation nationale, car c’est toute la société qui le fait !

Je vais prendre un exemple qui me semble le plus idiot possible : les émissions de télévision. Chez nous, nous regardons très rarement la télévision, quasiment pas. Nous regardons uniquement des films ou dessins animés que nous avons. Mais parfois (quand je repasse et que je suis seule), il m’arrive de mettre la télé  ou une émission en replay, quelque chose qui ne demande pas trop d’attention (je n’ai pas envie de me brûler 😉 )

C’est comme cela que je suis arrivée à regarder 4 mariages pour une lune de miel(Je ne vais pas vous mentir, j’avais déjà regardé cette émission avant de préparer mon mariage, mais je n’avais plus regardé depuis longtemps, plus regardé depuis mon changement de regard face au monde). J’ai choisi de regarder un épisode final, pour avoir en résumé les mariages des 4 différentes personnes. Et là, je me suis rendue compte de l’horreur de l’émission. Non seulement on fait en sorte que le regard des autres et leur jugement soit normal, mais en plus pour un événement qui est censé être ultra personnel et vraiment important. Pire, on y ajoute de la compétition et de la stratégie pour écraser les autres et gagner. Si, il y a quelques années, je regardais cette émission pour voir les différents aspects des mariages  proposés (robe, repas, décoration, etc), aujourd’hui je vois ça avec un regard totalement différent et complètement horrifié. Est ce cela que l’on souhaite transmettre aux gens ? Qu’il est normal de se juger, de se soumettre au regard des autres et de tenter de les écraser? Bien sur, larmes, tristesse et frustration étaient au rendez-vous chez les mariées, comment peut il en être autrement?

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Il est évident pour moi que je ne regarderai plus jamais ce genre d’émission. (Vous allez me dire qu’il est possible de ne pas les regarder, et je serais tout à fait d’accord avec vous, mais combien de personnes les regardent ? Combien de personnes vont inconsciemment penser que ceci est la normalité? Car même si vous pensez regarder cette émission avec un esprit critique, il est tout de même fort à parier que la démarche s’incrustera en vous de manière naturelle, puisque finalement elle fait écho à ce que toute la société nous renvoie.)

Du coup, c’est à nous, adultes qui sommes dans l’éducation positive, de transmettre des valeurs différentes à nos enfants pour que cela ne perdure pas. Donnons-nous la possibilité de transmettre l’empathie, l’entraide et la générosité, d’apprendre à ne pas juger mais à aider, de ne pas être en compétition avec son prochain.

A nous de sortir de notre zone de confort, à nous de mettre de côté le regard des autres même si l’on parait en marge de la société. A nous d’offrir la liberté aux générations futures, la liberté d’être qui ils souhaitent pour devenir le meilleur d’eux-mêmes. Car si nous ne le faisons pas, qui le fera?

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Etre bienveillant envers soi-même

Et si la course à la mère parfaite n’était pas là où vous l’attendiez…

Vous en avez certainement entendu parler, du mum bashing, non? C’est un nom anglais pour désigner le fait de critiquer les mères, quoi qu’elles fassent. Ces critiques nous renvoient sans cesse à l’idée que nous devons être des mères parfaites. Le problème? Les différents discours dans lesquels tout le monde se perd. Plus personne ne sait ce qu’il faut faire ou non, et pire, on se sent comme indigne de notre rôle de mère si l’on déroge aux recommandations. Il faut coucher les enfants sur le ventre, non, sur le dos, ne plus mettre de tour de lit, éviter le trotteur, la tétine et le lait en poudre. J’exagère. A peine.  Récemment, Aurélie du blog zozomum a fait un article très juste sur le sujet que vous pouvez retrouver ici.

Dans son article, Aurélie dit que le plus important est de suivre son instinct de maman, car quoi qu’on fasse, on pourra toujours être critiquée de toute manière. Je suis d’accord sur la critique, mais plus réservée par rapport à l’ instinct. Pour moi, l’instinct, c’est notre côté animal, ce qui est du domaine de l’inné. Mais dans ce cas, comment progresser? Comment évoluer? Comment savoir faire autrement que ce qui nous a été transmis?

Il est évident que les livres restent de la théorie, mais il est impossible, selon moi, de progresser sur l’éducation s’en s’ouvrir aux nouvelles avancées. Notamment avec les neurosciences et ce qu’elles nous apprennent sur le cerveau de nos enfants.  Et puis, ce qui prime sur la théorie des livres, ce sont nos enfants. Pas nous. Car, même avec toute la bonne volonté du monde, même en lisant tous les livres existants sur l’éducation, il ne serait pas possible d’élever nos enfants sans nous adapter à eux. C’est en écoutant son enfant et en apprenant à le connaître que nous allons réussir à nous adapter à lui au mieux et à savoir ce qui est bon pour lui. C’est peut être cela l »instinct » dont parle Aurélie? Pour moi, cela signifie être à l’écoute, et si pour certains parents, cela est presque inné, pour d’autres, il faut le travailler . L’adulte doit apprendre à faire en fonction de son enfant, et pas l’inverse. Ainsi, si l’enfant hurle en étant couché sur le dos alors qu’il dort comme un bienheureux sur le ventre, va t on passer pour une mère indigne qui souhaite la MSN parce que le couchage sur le dos est plus sécuritaire? Mais n’y a-t-il pas des moyens de coucher son bébé sur le ventre, en toute sécurité?

Ce que je reproche à tout ça, c’est que l’on remet souvent tout sur le dos de l’éducation positive. C’est l’éducation positive qui donne une image de mère parfaite, ce sont les personnes qui prônent l’éducation positive qui jugent les autres mères et sont responsables de leur burn out.  En fait, je crois que tout cela est partie d’une grosse incompréhension de ce qu’est l’éducation positive, et je vais revenir dessus très prochainement pour remettre les pendules à l’heure!

Par contre, la course à la mère parfaite, la pression sur le rôle parental, je pense qu’il se trouve à un endroit où on  ne l’attend pas forcément. Le mythe de la mère parfaite, je ne le ressens pas dans le discours des personnes qui veulent faire au mieux pour leur enfant, mais plutôt dans les photos instagram qui montrent des intérieurs dignes d’une vitrine Habitat. Pas un grain de poussière qui traîne, même pas un jouet. On se demande même si ce sont des vrais enfants qui habitent cette maison. Les décors sont parfaits, les sourires aussi. Quant au brushing et aux vêtements, n’en parlons même pas. Sans avoir besoin de parler ou de faire la morale aux autres, ces instagrammeuses font croire à la perfection parentale, perfection qui, je le rappelle, n’existe pas. Pire, elles nous font culpabiliser et nous mettent la pression sur des aspects de notre vie qui ne devraient même pas être une priorité. Car justement, pour pouvoir s’enlever de la tête d’être parfaite, il faut savoir lâcher prise sur ce qui n’est pas essentiel. Et dans la vie quotidienne, est ce primordial d’avoir un intérieur sans aucun objet installé de travers?

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Ces personnes, qui nous font croire à une vie rêvée et parfaite, sont également celles qui, à travers une photo ou une vidéo, montreront un coin de siège auto totalement hors normes et donc extrêmement dangereux, ou qui diront qu’elles ont laissé pleurer leur bébé pendant une heure et demi pour qu’il fasse ses nuits. Est ce cela, la perfection parentale?

Alors, au final, je préfère qu’on me guide et qu’on m’informe plutôt que de me sentir jugée sur mon intérieur qui ne ressemble pas à une vitrine de magasin. J’aime autant que ma maison soit pleine d’imperfections et pleine de vie, tout en sachant que je ne donne pas une fausse image de la mère parfaite.

 

Et pour vous éviter de foncer droit dans le burn out et arriver à lâcher prise, je vous conseille ce super livre (vous pouvez directement cliquer dessus)

Etre bienveillant envers soi-même

Cher passé.

Je fais rarement d’article personnel, car je préfère ne pas trop rouvrir ce qui est douloureux. Mais également parce que je sais que je suis lue, et que malheureusement je peux avoir des retombées désagréables sur tout ce que je peux révéler. Cependant, devoir se taire, c’est aussi parfois difficile, quand on sait à quel point parler peut être libérateur. Quand on voit que les langues se délient, que ce soit dans le monde du cinéma ou ailleurs, quand on voit que des personnes ont pu cacher leurs souffrances pendant des années pendant que d’autres profitaient de leur notoriété pour se cacher.

Oui, moi aussi, j’ai des choses à dire… Des choses douloureuses, des choses qui ont fait de moi celle que je suis aujourd’hui…

Et aujourd’hui, j’ai envie de m’adresser à mon passé, celui qui me fait encore tant souffrir…

Cher passé,

Je me suis toujours dit que les regrets ne servaient à rien, et surtout pas à avancer. Alors, aujourd’hui je ne viens pas te dire que je te regrette. Non. Aujourd’hui, je viens pour te dire que je n’ai plus besoin de ce que tu m’as laissée, ces deux cadeaux empoisonnés. Tu peux les reprendre, je n’en veux plus. Je ne veux plus les porter, je ne peux plus les encaisser, ni même les sentir, ne serait-ce qu’un petit peu. Reprends-les, je suis prête. Allez, vas-y, tiens, je te les rends. Et je vais commencer par la culpabilité. Si je suis coupable, c’est de m’être faite manipulée, de m’être faite embobinée, de m’être faite piétinée, de m’être faite frappée. Mais tu sais quoi? J’ai réussi à faire un choix. Et comme on le dit si bien, choisir, c’est renoncer. Moi, j’ai renoncé à vivre tout cela encore et encore. Je vaux mieux que ça. Alors oui, c’est vrai, dans l’histoire, il y a des dommages collatéraux, ces personnes qui me sont le plus chères au monde et qui subissent encore aujourd’hui les conséquences de ce choix. Mais tu sais quoi? Reprends-la ta culpabilité, parce que ces personnes, elles vivent bien plus de bonheur aujourd’hui qu’elles n’en auraient vécu si je n’avais pas fait ce choix.

Tu me donnes du fil à retordre, cher passé. Car tu es toujours là, transformé en présent. Pas  en permanence, mais suffisamment pour que la vie ne soit pas si facile. Mais ce n’est pas grave, j’ai acquis la capacité de me protéger. Je ne savais pas le faire, avant, mais maintenant j’ai réussi à remonter la pente. J’ai réussi à sortir la tête du sol sous lequel on m’avait enfoncée. Tu vois, je suis plus forte maintenant. Oh, évidemment, il y a des personnes qui essayent toujours et encore de me ramener la culpabilité à chaque fois que je veux la rendre. Alors reprends-la, s’il te plaît, je n’en veux plus. Je pense d’ailleurs qu’elle ne m’est pas destinée, et que je l’ai gardée pendant de nombreuses années, je l’ai nourrie et fait grandir alors qu’elle ne m’appartient pas. En tout cas, elle ne m’appartient plus. Et je ne veux plus la prendre à tord, c’est fini. Je te la rends, et je ne me la laisserai plus donner de force. C’est fini.

Et puis, tant qu’à faire, reprends la colère aussi. Elle me gâche la vie. Tu sais quoi, passé? Je vais me pardonner. Je vais me pardonner d’avoir laissé quelqu’un me faire souffrir, d’avoir fait confiance alors qu’il ne fallait pas, de m’être engagée dans la souffrance. Je vais me pardonner pour que tu puisses reprendre la colère que j’ai contre moi. Si j’ai laissé des personnes me faire du mal, j’ai aussi réussi à dire stop. A dire non. A me protéger, à nous protéger. Si j’ai mis beaucoup de temps à ouvrir les yeux sur toute cette souffrance, si le chemin est encore long pour que je puisse guérir totalement, s’il y a encore des personnes qui arrivent à me faire souffrir, c’est juste parce que j’ai encore besoin de finir ce travail de confiance. Mais il arrive bientôt à son terme, je le sens. Alors prends ma colère, emmène-la, je n’en veux plus.

Je me pardonne, je pardonne même à ceux qui m’ont fait du mal. Tu vois, passé, j’arrive même à faire cela. Et même mieux, je ne te regrette pas. Non, les regrets, ça encombre, et ça ne change rien. Moi, je ne te regrette pas, car grâce à toi, j’en suis arrivée là.

Aujourd’hui, je sais qui je suis. Aujourd’hui, je m’ouvre à la vraie vie. Au vrai bonheur. Tu sais, celui qu’ « on ne voit bien qu’avec le cœur  » car il « est invisible pour les yeux ». Et ça, c’est aussi grâce à toi. Et si c’est d’être passée par la souffrance qui m’a permise d’en arriver là, d’être avec les personnes qui me rendent heureuse aujourd’hui, alors je ne le regrette pas. Je peux même te dire que ce qui en ressort aujourd’hui est très positif. C’est grâce à toi si je suis tombée dans la psychologie positive, dans l’éducation positive, et que j’arrive à les transmettre. C’est grâce à toi si ce blog est là. Tu vois, grâce à toi, passé, je vais sans doute pouvoir modifier le futur. Peut être pas celui de tout le monde, mais au moins celui de mes filles. Grâce au positif, elles seront fortes, plus fortes que moi à leur âge, et cela leur permettra de ne pas se laisser atteindre, de ne pas se laisser rabaisser, de ne pas laisser rentrer de mauvaises personnes dans leur vie. Elles sont déjà fortes, tu sais.

Alors, cher passé, reprends la culpabilité, reprends la colère, et laisse moi continuer de transmettre le positif, rien que le positif.

 

Valentine.

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Education respectueuse, Mes astuces de parent

astuce n°7 : un temps dédié avec son enfant en parcourant le livre « 50 activités pour aider votre enfant à grandir heureux »

Voilà un moment déjà que vous m’avez demandée un retour sur ce livre, alors le voici!

Tout d’abord, sachez que pour réussir une éducation positive, il est très important que l’emploi du temps familial soit é-qui-li-bré! J’en parlais déjà ici à travers le livre de Mathilde Lacombe, mais c’est une notion vraiment importante (Je reviendrai bientôt dessus pour en parler un peu plus).

Du coup, il est nécessaire d’avoir des temps dédiés à chaque personne. Des temps dédiés avec chacun de vos enfants, avec votre conjoint, mais aussi rien que pour vous! Vous allez vous dire que vous n’aurez jamais de temps, mais en fait si, car ça peut être de tous petits temps!

En tout cas, dans le temps dédié à votre enfant, vous pouvez utiliser le livre « 50 activités pour aider votre enfant à grandir heureux » d’Elisabeth Couzon et Angeline Desprez, aux éditions Eyrolles et dans la collection « apprendre autrement ».

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Comment fonctionne le livre?

C’est, à mon sens, un livre fabuleux à découvrir avec son enfant.  Il est découpé en six étapes :

1- Prends soin de toi et de ton corps

2- Apprends à t’aimer

3- Accueille tes émotions

4- Affirme-toi et apprends à communiquer dans le respect

5- Profite de l’instant présent

6- Apprends à vivre avec les autres dans la bienveillance, l’altruisme et la gratitude

Quel beau programme, n’est ce pas?

Chaque étape possède une dizaines d’activités à faire.  Chaque activité est présentée suivant le même modèle : en haut de la page, en rouge, l’objectif pédagogique est expliqué aux parents. L’activité est ensuite exposée à l’enfant. Enfin, toujours sur un fond bleu, l’activité à réaliser est proposée.

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Quel sont les objectifs?

Un enfant heureux est un enfant dont on a satisfait les besoins. Or, nous avons rarement conscience de tous nos besoins, et lorsqu’ils ne sont pas comblés, c’est le stress et les émotions négatives qui prennent le dessus. A travers ce livre, l’enfant prendra conscience de ses besoins et de la manière de les combler. Les besoins de base sont :

Les besoins physiologiques : boire, manger, dormir

Les besoins de sécurité et de protection

Les besoins affectifs : aimer, être aimé, avoir des amis, appartenir à un groupe

Les besoins d’estime de soi et de réalisation de soi

Lorsque tous ces besoins sont comblés, alors l’enfant peut grandir sainement et en confiance. Il est essentiel que nous soyons au clair, en tant qu’adulte, sur ces différents besoins. Le livre propose alors une petite mise au point pour savoir où nous en sommes au niveau de l’éducation positive que nous souhaitons apporter à nos enfants.

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La mise en pratique des activités proposées permet de développer plusieurs compétences: se connaître soi-même, avoir confiance en soi, savoir gérer ses émotions et contrôler son stress, développer un raisonnement créatif, prendre des décisions et résoudre un problème, se fixer des buts à atteindre, s’observer et s’évaluer.

Évidemment, il ne faut pas prendre ce livre comme une solution miracle à tous vos problèmes, mais comme tout ce qui concerne l’éducation positive, c’est un travail sur le long terme. Prendre conscience de tous ces éléments va forcément changer et faire évoluer vos enfants en les rendant plus confiants et empathiques.

Ça vous tente?

Voici quelques photos pour que vous puissiez voir le genre d’activités qui sont proposées.

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(désolée pour la qualité des photos, il va vraiment falloir que je fasse un progrès la dessus 😉 )

Vous en pensez quoi? Moi je suis vraiment conquise! (pas de mes photos, du livre!)

Education respectueuse

Et si crier sur nos enfants les paralysait?

Il y a quelques temps, j’ai acheté le hors série du magazine psychologie positive, dont le thème était l’éducation positive.

Je suis tombée sur un article très intéressant d’Isabelle Filliozat concernant l’iinhibition de l’action. Si ce nom ne vous dit rien, c’est plutôt normal, car on en parle peu. Personnellement, je n’en avais même jamais entendu parler avant de lire l’article.

Pour illustre son propos, madame Filliozat commence par nous parler d’une vidéo d’un chat dont le propriétaire l’avait harnaché pour l’emmener se promener. Le chat s’est effondré, et son  maître l’a redressé à plusieurs reprises pour l’inciter à le suivre. Seulement, le chat, tout mou, tombe et retombe au fur et à mesure que son maître le relève. Dans la vidéo, les personnes présentes face au chat rient de le voir dans cet état, pensant que le chat est trop fainéant et refuse de sortir. Les commentaires sous la vidéo vont dans le même sens : le chat fait la comédie pour ne pas sortir.

Or, tout ceci est une interprétation. En réalité, nous explique Isabelle Filliozat, le chat est victime d’un réflexe. En situation de stress, si le chat ne peut ni fuir ni attaquer, il fait le mort. C’est ce que Henri Laborit, médecin chirurgien et neurobiologiste a appelé l’inhibition de l’action. Il s’agit d’un processus neuromusculaire qui est déclenché par l’amygdale et complètement involontaire. L’animal est comme paralysé et ne répond plus aux stimuli externe.

Je ne sais pas si cela vous ai déjà arrivé, mais pour moi cela fait écho au chien que j’ai eu il y a des années de cela, et lorsque j’avais voulu lui apprendre à marcher en laisse, celui ci se laissait tomber et se couchait sur le dos, si bien que je devais le traîner ou le porter. En sachant ça, je me dis que j’ai été une bien méchante maîtresse à cette époque!

Pour en revenir à ce réflexe, ce qui nous intéresse, c’est bien sur de savoir ce qu’il en est pour les enfants. Car, c’est à peu près la même chose pour eux. En effet, si vous criez sur votre enfant pour qu’il se dépêche, vous allez peut être le voir ralentir ou bien même se mettre à jouer comme s’il n’avait rien entendu. Cela est très énervant, et généralement fait crier de plus belle, jusqu’à ce que les choses dégénèrent.

Pourtant, l’enfant ne fait pas plus de comédie que le chat sur la vidéo. Il ne fait donc pas exprès pour vous énerver, mais parce que vos cris ou votre colère lui ont procuré du stress et déclenché une réaction naturelle mais involontaire.

Comment ça se traduit pour lui, concrètement?

En situation de stress, l’enfant va ressentir une baisse de tonus musculaire et du rythme cardiaque et une augmentation de l’anxiété, qu’il va essayer d’enrayer en jouant ou bien en souriant. Si votre enfant sourit lorsque vous le disputez, ce n’est pas du tout pour se moquer de vous, mais parce qu’il essaye de combattre le stress qu’il ressent!

Généralement, après cette phase « molle » , l’enfant réagit par deux moyens : la fuite ou l’attaque. Sachant que dans la plupart des cas c’est l’attaque qui prime parce que plus souvent choisie par le cerveau! Et du coup, c’est la crise assurée!

Pour éviter tout cela, essayez de trouver d’autres stratagèmes pour que votre enfant fasse un peu pus rapidement ce que vous lui demandez 😉

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Education respectueuse

Voici pourquoi la punition ne fonctionne pas avec les enfants…

Je côtoie encore tellement de parents qui me disent qu’un enfant doit obéir aux adultes et que la punition est nécessaire pour y arriver. J’avoue que, malgré toute mon avancée sur le sujet, l’éducation que j’ai reçue est tellement ancrée en moi qu’il m’arrive encore de réagir de la mauvaise manière et de vouloir punir (par la privation d’un temps d’écran, par exemple). Or, la punition ne sert à rien. Et celui qui l’explique sans doute le mieux, c’est Marshall Rosenberg, un psychologue américain qui a écrit de nombreux livres et donnés de nombreuses conférences sur la Communication Non Violente (CNV).

« La bonne vie c’est de faire ce que l’autorité dit de faire, et si on ne se conforme pas, on mérite de souffrir ». Ce sont les paroles de monsieur Rosenberg lors de sa conférence pour illustrer  des années et des années d’éducation  véhiculant cette idée. Du coup, lorsque l’on explique à certaines personnes qu’il faut arrêter les punitions, elles ne comprennent pas, car cela ne fait écho à rien de ce qu’elles ont appris jusque là. C’est le gros problème avec la communication non violente (ou l’éducation positive), car elle remet en question tout ce qu’on nous a enseigné. Ces personnes pensent tout de suite qu’on parle de laxisme, qu’il faudra tout laisser faire aux enfants et que cela aura pour conséquence des enfants rois ou des futurs délinquants.

Or, ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il peut y avoir de la coopération sans punition. Lorsque ces mêmes personnes vous parlent d’avant (« avant, il y avait du respect »), elles vous parlent en fait de la peur et de la crainte qu’avaient les enfants, mais pas du tout du respect. Nous avons éduqué les enfants à la peur, peur d’être puni, brimé, tapé même…Ces personnes, qui parlent d’avant, refusent de voir la possibilité qu’il en soit autrement, car cela leur fait peur. Il est évidemment beaucoup plus facile de continuer ce quoi nous avons toujours connu, même si ce n’est pas forcément la meilleure solution, mais parce qu’elle est rassurante dans la continuité.

Pour en revenir à la punition, Il serait faux de dire qu’elle ne fonctionne pas, car tout le monde (ou presque) l’a déjà testé. C’est d’ailleurs parce qu’elle a l’air de fonctionner qu’il est difficile de faire comprendre que l’on peut faire autrement.  Mais c’est la finalité qui ne fonctionne pas. En effet, si votre enfant fait quelque chose qui vous déplaît, posez-vous alors deux questions et vous verrez comment la punition interfère avec l’éducation que vous souhaitez lui donner. La première question est la suivante « que voulez-vous que votre enfant fasse différemment? ». Si votre enfant passe trop de temps devant un écran par exemple, la réponse à votre question est « j’aimerais qu’il passe moins de temps devant un écran ». Bien, sur, il serait possible de faire en sorte que cela se produise avec la menace de la punition. Si le seul objectif est de faire en sorte que votre enfant fasse ce que vous souhaitez (ici regarder moins d’écran), alors la punition pourrait fonctionner. Mais si vous vous posez la deuxième question,  vous vous rendrez compte que ce n’est pas le cas. Cette deuxième question est la suivante : « pour quelle raison votre enfant devrait se comporter comme vous souhaitez qu’il se comporte? »

Grâce à cette deuxième question, nous nous rendons compte que la punition, les brimades ou les rabaissements ne fonctionnent pas. Car alors, à chaque fois qu’un enfant pensera à la manière dont il doit se comporter, cela sera forcément en lien pour lui avec de la souffrance psychologique. Si votre enfant fait quelque chose uniquement par crainte d’être puni s’il ne le fait pas, il vous verra comme une personne violente car la punition est une forme de violence envers une autre personne. Voici donc le coût d’une telle éducation. Est ce cela que vous souhaitez pour vos enfants?

Je vous mets le lien de sa conférence indispensable à regarder si l’on souhaite changer de mode d’éducation:  https://www.youtube.com/watch?v=53_qlO_8qqo&feature=youtu.be

 

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Quelques conseils?

Je ne sais pas si vous me suivez sur ma page facebook mais j’aime beaucoup donner des petites informations sur les enfants et depuis quelques temps, des conseils pour aider les parents pour des moments du quotidien. Du coup, je vous mets ici quelques panneaux que j’ai posté là bas.

N’hésitez pas à venir me rejoindre sur ma page facebook pour en voir d’autres si cela vous intéresse!

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Education respectueuse

Quel cadre pour mon enfant?

Avec tout l’effervescence autour de l’éducation positive, beaucoup de jeunes parents se perdent. Ils ne savent plus ce qu’ils doivent faire ou ce qui est le mieux pour leur enfant. La plupart du temps élevés dans une famille à l’éducation stricte, ils reproduisent, sans trop savoir pourquoi, mais surtout parce que la pression familiale est grande. Les générations précédentes se régalent de « de mon temps il y avait du respect! « , « j’ai pris des fessées et je n’en suis pas mort » ou autre « encore un effet de mode, il faut toujours que les jeunes aient l’impression de mieux faire que nous ». Si vous êtes un jeune parent, vous avez forcément entendu une de ces trois phrases. Alors, même quand vous décidez d’essayer malgré tout une autre forme d’éducation, qui vous semble plus adaptée, vous êtes confrontés de nouveau à toute une série d’attaques  du genre « tu vas l’habituer aux bras », « tu vas en faire un capricieux », « ça va devenir un enfant roi »!  etc.

Il est donc difficile de s’orienter à contre courant  et de tenir si votre famille ou vos amis ne vous laissent pas la liberté de choisir l’éducation que vous souhaitez donner à vos enfants.

Mais avant même de choisir, il faut clarifier les choses. Un cadre, qu’est ce que c’est?

Le cadre, ce sont les limites que vous allez donner à vos enfants. Les règles, les droits et les devoirs, les interdits que vous allez fixer. Ce cadre va bien sur dépendre de chaque personne, car nous ne mettons pas le curseur au même niveau. Certains seront bien plus tolérants que d’autres. Mais cela n’a pas d’importance.

Quand on parle d’éducation positive, il y a de nombreuses confusions dans l’esprit des gens. Beaucoup de personnes pensent qu’il s’agit de dire oui le plus souvent et de ne pas poser de limite. Or, dans ce cas, il s’agit de laxisme, et cette méthode est dangereuse pour les enfants. Elle mène à éduquer ce qu’on appelle « des enfants rois », qui ne supportent aucune frustration et qui dominent toutes les personnes en leur rendant la vie dure. Le laxisme permet le débordement jusqu’à ce que l’adulte se fasse déborder lui-même.

Pourquoi est ce primordial de poser un cadre à ses enfants alors?

les limites sont sécurisantes pour les enfants. L’absence de cadre est, à l’inverse, angoissant. Lorsqu’il n’y a pas de limite, pas de règle, les enfants ne comprennent plus ce qu’ils peuvent ou ne peuvent pas faire. Ils ne savent pas comment se comporter, ni comment adapter leur comportement. Cela ne les aide ni à se sociabiliser, ni à grandir correctement.

A l’inverse, les enfants ont un besoin fondamental de se confronter au cadre et à aux règles. Ils ont besoin de connaître les limites et les interdits, mais aussi d’essayer de les repousser! Les adultes prennent toujours cela pour de la provocation, alors qu’il n’en est rien. Si les enfants cherchent à repousser les limites, c’est simplement pour tester la solidité de l’adulte. Va-t-il tenir?  Si l’adulte en face de lui ne tient pas, alors l’enfant se rendra compte qu’il n’a pas à faire à une personne sécurisante, car le cadre lâche. C’est pour cela qu’il est nécessaire de donner des limites et de faire en sorte qu’elles soient solides.

Cependant, on sait aussi aujourd’hui qu’un cadre trop strict n’est pas convenable non plus. En effet, dans ce cas, il s’agit d’autoritarisme et l’on soumet les enfants par la peur (souvent de la violence physique) ou en les écrasant par des agressions verbales. Cette technique est efficace pour l’adulte car l’enfant se soumet effectivement et semble « sage », mais en même temps il est rabaissé et n’a plus aucune confiance en lui. L’adulte doit donc se poser la question de ce qu’il souhaite : est ce d’aider ses enfants à grandir et se construire pour devenir des adultes qui se sentent bien dans leur peau ou alors de les habituer à se soumettre à d’autres personnes qui se posent en supérieurs? La cadre strict est presque une forme d’emprise sur l’enfant. Il ne lui laisse aucune marge de réflexion ou de choix. L’enfant n’a pas son mot à dire, il doit simplement exécuter les ordres qu’on lui donne.

Du coup, quel est l’idéal? Quel cadre donner à mon enfant?

Tout est une question d’équilibre, de juste milieu. Le laxisme est trop angoissant et ne permet pas à un enfant de grandir correctement, mais l’éducation trop stricte non plus.

C’est pour cela que l’éducation positive propose un cadre « souple-dur ». Les limites sont posées et claires, mais elles peuvent être, comme du caoutchouc, écrasées, ou mises sous pression sans jamais casser ou se déchirer, pour reprendre ensuite leurs formes initiales. Il s’agit d’avoir en tête, en tant qu’adulte, les limites que vous ne souhaitez vraiment pas  voir franchir, et il faudra vous y tenir. Mais si votre enfant refuse une de vos demandes, peut être est-il possible de voir les choses différemment? Souvent, la confrontation amène au conflit directement, et finit en crise. Il existe alors deux façons de procéder différentes :

  • Soit vous décidez de ne pas céder, et alors vous pouvez différer le problème : il s’agit ici de dire les choses (par exemple, je souhaite que tu te laves les mains avant de te mettre à table) mais de laisser l’enfant décider du moment où il va le faire. En effet, soit vous vous opposez à lui et il se peut que cela se termine en crise et en pleurs, et personne n’aura eu gain de cause, soit vous pouvez lui dire  » je souhaite que tu aies les mains propres quand tu te mets à table » et vous passez à autre chose pour lui laisser le temps d’aller se laver les mains quand il l’aura décidé. La plupart du temps, vous vous rendrez compte que l’enfant finit par faire ce que vous lui avez imposé. Vous différez simplement l’application tout en maintenant la demande.
  • soit vous décidez que la règle peut être dérogée, parce que votre enfant vous propose une alternative, et qu’elle vous semble convenable, tout en ne cherchant pas à dépasser la limite. Il est important de se positionner en tant qu’accompagnant, et c’est là que vous pourrez voir la différence avec de l’adultisme ou de l’autoritarisme. Ce n’est pas parce que c’est votre enfant qui a choisi que vous devez vous sentir en danger dans votre rôle de parent. Si c’est ce que vous ressentez, peut être faut il alors faire un travail sur vous-même en sachant ce que vous souhaitez mettre derrière ce rôle de parent. En effet, il n’est pas normal de se sentir en compétition avec votre enfant, car éduquer n’est ni une compétition ni une guerre de pouvoir.

Votre enfant doit pouvoir se confronter à votre cadre, le faire bouger, le faire flancher, sans pour autant le faire céder. Il est primordial pour chaque enfant de savoir que les adultes qui les élèvent peuvent être souples mais fermes, c’est à dire qu’ils ne céderont pas sur le fond.

J’espère que les choses sont un peu plus claires pour vous, n’hésitez pas à me poser d’autres questions si vous avez besoin de plus d’explications. Et surtout, suivez ma page parents épanouis : enfants heureux sur laquelle vous trouverez de nombreux conseils pour gérer différentes situations avec vos enfants!

Valentine.

 

Education respectueuse

Stop à la pression autour de la parentalité!

Il y a quelques temps, j’ai écrit un article sur les 10 points clés qui me semblaient essentiels de connaître sur la parentalité positive (ou la bienveillance, mais ce terme un peut trop vague est vite devenu fourre-tout). Si vous ne l’avez pas lu, vous pouvez le retrouver ici .

Sur internet, entre ceux qui prônent la parentalité positive et ceux qui n’en peuvent plus d’entendre parler de ça, la guerre fait rage. De nombreux articles de mamans sortent dans tous les sens, pour qu’on arrête  de  les culpabiliser  en leur demandant d’être parfaites. Il y a également de plus en plus de témoignages de burn-out maternels, ceux-ci étant plus ou moins mis en cause par une tentative d’éducation positive ratée, par une trop grosse pression liée  à une volonté d’être un parent parfait.

Sur ce blog, j’insiste sur la nécessité d’être un parent épanoui, pas un parent parfait (tout simplement parce qu’il n’existe pas) et je crois que même si la différence est énorme, beaucoup de personnes ne la perçoivent pas.

Aujourd’hui, j’abonde dans le sens de ces mères qui disent stop. Stop à la pression parentale, stop à la course aux parents qui auront raison. Sauf qu’en fait, pour moi, c’est un faux débat. Car les personnes qui parlent de parentalité positive, si elles parlent bien de ce qu’est cette parentalité et pas du fourre-tout dont certains se sont emparés, ne culpabilisent pas les autres parents. En revanche, les parents s’adressant à ceux qui pratiquent la parentalité positive, eux, tentent de les culpabiliser en les accusant de leur mettre la pression. Ces parents veulent être libres, libres de leur choix éducatif. C’est une très belle idée, en soi, mais elle me pose questions :

  • Sous couvert de la liberté, a-t-on le droit d’élever ses enfants comme on le souhaite, même dans la violence? ( Ceux qui disent qu’une claque n’a jamais tué personne, ont donc la liberté de frapper leurs enfants, parce que c’est leur choix?)
  • ces parents, sont-ils vraiment libres de choisir leur éducation? Ne sont-ils pas prisonniers de l’éducation qu’ils ont eux-mêmes reçus de leurs parents?
  • Les parents pensent ils être vraiment libres d’éduquer leurs enfants comme ils l’entendent, sans se sentir visés par la société?

Ce que j’entends par là, c’est que la bataille qui se trame aujourd’hui entre l’éducation dite positive et les parents contre ce mode de pensée, est une fausse bataille. La vraie pression exercée sur la parentalité ne vient pas de l’éducation positive, mais de la société et des générations antérieures. Il n’est pas possible de dire le contraire. Chacun parmi vous a déjà du avoir des réflexions de la part de sa famille sur sa façon de faire ou a déjà senti sur lui et ses enfants le regard des autres lors d’une sortie en famille. Cette pression familiale est insupportable. Elle résulte d’un conflit générationnel (j’en parle ici) pour lequel les anciens se posent en situation de savoir absolu (tiens, ça me rappelle l’école) en considérant que tout ce qui est nouveau est un effet de mode ridicule. ( C’est vrai que vu comme ça on comprend mieux pourquoi l’humanité avance si doucement ). Si votre enfant se met à hurler dans une salle d’attente ou dans un magasin, qu’allez-vous faire? Ne pensez-vous pas au regard des autres et au jugement qu’ils portent sur vous à ce moment là? Ne pensez-vous pas qu’il est important d’installer votre autorité à cet instant pour prouver que votre éducation est « bonne »? Vous sentez-vous libre de faire ce que vous souhaitez? Il me semble que la vraie liberté éducative est là. Savoir ce qui est bon pour son enfant, sans céder à la pression extérieure, quelle qu’elle soit. Choisir la bonne réponse pour son enfant, parce qu’on le connaît, et pas la réponse que les adultes autour attendent.

Le gros problème, avec l’éducation positive, c’est qu’elle demande une grosse remise en question de sa propre éducation et que beaucoup de personnes ne souhaitent pas le faire. Il devient donc impossible d’installer un nouveau mode éducatif mixé avec des éléments ancrés profondément en nous et complètement inconscients. C’est comme cela que l’enfant que vous étiez peut se retrouver en compétition avec votre enfant. C’est comme cela que les choses ne collent pas naturellement, que tout est forcé, et que, comme on le dit si bien, le naturel revient au galop.

L’éducation positive n’a jamais été d’être un parent parfait, et d’oublier que nous sommes des humains avec notre ennemi principal qui nous colle à la peau : la fatigue. Sans apprendre à la gérer, à l’apprivoiser, à se connaître correctement, à savoir qui l’on est et d’où l’on vient, il est impossible de mener une éducation positive. C’est une erreur que je vois le plus souvent : pour moi, l’éducation positive n’est pas placée du point de vue de l’enfant, mais du parent. Bien sur, l’objectif est d’élever son enfant d’une certaine manière, mais comment être bienveillant et positif avec quelqu’un si vous ne l’êtes pas d’abord envers vous-même?

Ce sera donc le thème d’un de mes prochains articles : Comment devenir un parent bienveillant.

à très vite!

Valentine

2016_06_10 Bienveillance