Education respectueuse

Mon bébé ne fait pas mes nuits, et alors?

Les nuits des bébés, c’est souvent LE sujet de prédilection des parents. Pire, c’est même devenu une espèce de course au sommeil parfait. Bébé a à peine quelques mois qu’on entend déjà « alors, il fait ses nuits? ». Quand on est jeune parent, on sait très bien qu’on va nous poser la question assez tôt. Alors, quand au bout de trois mois ça n’arrive pas, on commence à stresser.  A stresser de la pression sociale qui pèse sur nous comme une épée de Damoclès, car l’on sait pertinemment que si bébé ne dort pas toute la nuit complète, on va nous submerger de conseils moisis et autres reproches sur le fait qu’on n’est pas un bon parent. Et c’est parti pour la valse des « ah bon? Il se réveille encore? Il boit un biberon? Tu ne devrais pas lui donner tu sais, il n’a plus besoin de manger la nuit à son âge. » ou autres « tu devrais le laisser pleurer un peu pour qu’il s’habitue à se rendormir tout seul, sinon il n’y arrivera jamais ».

Je pourrais vous faire une (longue) liste des idioties qu’on entend à ce moment là, et qui sont vraiment très pénibles, mais je suis sure que vous en avez entendu au moins au temps que moi et que vous les connaissez bien. Sachez juste, si vous en doutiez encore, que tout, et j’insiste bien sur le mot TOUT, ce que vous entendrez est complètement faux.

Bébé doit-il faire ses nuits à trois mois?

Je ne sais pas qui a pondu cela, mais je me pose encore des questions. C’est bizarre, non, qu’on nous dise que notre enfant est censé faire des nuits complètes juste au moment qui correspond à la reprise du travail, vous ne trouvez pas? Pourquoi insiste -t-on pour que les mères laissent leur bébé pleurer pour les habituer à ne pas les déranger quand elles doivent repartir au travail? Ne serait ce pas parce qu’on souhaite qu’elles soient efficaces au travail? Honnêtement, ça ne m’étonnerait même pas.

Et puis cette histoire de « faire ses nuits », qu’est ce que cela signifie? Un bébé fait ses nuits, oui, pour autant ça ne colle pas forcément avec les nôtres. Il faudrait quand même se rappeler que pendant neuf mois il dormait quand il voulait, sans rythme. Et il faudrait qu’à la sortie, il se cale sur les membres de la famille?

Le dressage au sommeil, c’est non!

Bon nombre de livres sur le sommeil sont bourrés de mauvais conseils qui prônent le dressage au sommeil. Non, on ne dresse pas un enfant à dormir. C’est complètement stupide! C’est aussi débile que de lancer un enfant à l’eau pour qu’il se mette à  nager ou de pousser un enfant debout pour qu’il se mette à marcher. Que ce soit pour l’un ou pour l’autre, nous sommes là pour accompagner et surtout pour attendre que l’enfant ait les capacités physiologiques pour y arriver. Certains marchent à 10 mois, d’autres à 18. Et alors?

Ne vous laissez pas avoir par les discours ultra moralisateurs et culpabilisants que vous entendrez autour de vous. Vous seul savez ce qu’il est bon de faire pour votre enfant. Mais il est vrai qu’il vaut mieux être préparé, car sinon, cela peut vous faire douter ( j’ai quand même entendu que je n’avais pas le droit de me plaindre de ma fatigue au travail, car si j’étais fatiguée je l’avais choisi, sinon je n’avais qu’à laisser ma fille pleurer).

Laisser un enfant s’endormir en pleurant est, pour moi, de la maltraitance. Si un enfant pleure, c’est qu’il a un besoin, et qu’il faut donc le combler. En dressant les enfants à s’endormir seuls, vous risquez simplement qu’ils développent, plus tard ( ou même beaucoup, beaucoup plus tard), des problèmes d’insomnies ou d’angoisses liées au sommeil.

Alors oui, c’est dur de ne pas dormir correctement sur plusieurs mois, voire plusieurs années, mais il est extrêmement important d’accompagner votre enfant dans ces apprentissages que sont le coucher et le sommeil. Parfois, il arrive qu’un bébé dorme des nuits complètes très rapidement, et parfois c’est très long. Comme pour la marche! Une seule solution : la patience!

Little child sleeping

Comment survit-on aux nuits chaotiques?

Quand ma deuxième a eu 7 mois, j’ai écrit un article sur le sujet (ici. ). Je devais alors être très très enthousiaste à ce moment là, car c’était une fausse joie. Elle n’a réellement dormi des nuits complètes sans réveil qu’à partir de 21 mois. Et je peux vous dire que c’est trèèèèès long. Bébé, elle faisait du reflux, puis elle a enchaîné toutes ses dents les unes après les autres. Nous avons du nous lever au moins deux fois par nuits minimum, lui faire des biberons, la bercer, etc…. Mais les réveils n’étaient pas le seul problème. L’endormissement était également catastrophique. Par phases. Nous n’avons jamais baissé les bras, et notre force a été d’être présent l’un pour l’autre, avec mon mari. Quand l’un n’en pouvait plus, l’autre prenait le relais. Nous avons passé des mois comme des zombies, jusqu’à faire des bourdes énormes : partir en laissant les clés sur la porte, ou pire, la porte ouverte, oublier d’éteindre une plaque, etc. La fatigue est notre pire ennemie, je l’ai toujours dit, et c’est bien ça le plus difficile. Mais à partir de 21 mois, notre fille s’est mise à s’endormir paisiblement et ce, jusqu’au lendemain matin.  Quand on la couche, elle ne dit rien. Il lui arrive très souvent de jouer un peu dans son lit, voire de se relever, mais elle se recouche sans faire de bruit et s’endort tranquillement. Le mieux? Elle fait des grasses matinées parfois jusqu’à 10h30! Alors oui, elle a mis du temps, mais c’est parce qu’elle avait besoin de nous. C’est aujourd’hui une enfant qui n’est pas du tout angoissée, et qui n’a aucun soucis avec les séparations (quand l’un de nous part quelques jours, quand on la laisse chez sa nounou, quand les grands parents repartent etc). Elle sait que si elle a besoin, nous sommes là pour elle.

J’espère que vous n’attendiez pas de recette miracle, car il n’y en a pas! Chaque enfant est unique, et a des besoins qui lui sont propres. Votre rôle est juste d’y répondre.

Un conseil pour de meilleures nuits alors?

La chose la plus importante, c’est la patience. Et je sais pertinemment que lorsque l’on est épuisé, notre patience est de plus en plus restreinte.

Pour moi, le secret pour tenir c’est surtout d’être bien accompagné, c’est à dire que les deux parents se soutiennent dans cette épreuve (parce qu’au bout d’un moment ça devient une réelle épreuve!) et qu’ils se partagent les levers et les couchers.

Une autre chose très important est de pouvoir lâcher prise. C’est assez difficile à faire, mais en fait ce qui complique les choses, c’est votre vision de la situation. Quand un coucher est long, vous pensez à tout ce que vous n’avez pas fait et ce qu’il vous reste à faire ou alors à ce film que vous aimeriez regarder pour une fois.Vous avez envie que ça dure moins longtemps, et cela vous crée du stress et de l’impatience. Si vous arrivez à lâcher prise en vous disant que ce temps là n’est pas perdu, que c’est du temps pour vous et votre enfant, un moment rien qu’à vous, à partager, vous verrez que vous serez plus détendu et que cela se répercutera même sur votre bébé!

Enfin, cachez qu’il existe un livre vraiment très bien sur le sommeil (même si je ne l’ai toujours pas lu j’en ai entendu que du bien, et visiblement c’est le seul) qui pourra certainement vous aider à mieux vivre cette période, il s’agit de  « dormir sans larmes » du Dr Rosa Jové aux éditions les Arènes.

dormir sans larmes

Vous trouverez également du soutien sur des groupes facebook dédiés aux nuits difficiles et à la manière d’accompagner nos enfants (vous pouvez me laisser un message pour que je vous donne le nom).

En résumé, je dirais qu’accompagner son enfant a bien dormir, c’est comme pour l’éducation positive. Ca prend peut être du temps, mais c’est pour un résultat à long terme bien meilleur!

Etre bienveillant envers soi-même

Comment s’endormir rapidement le soir quand on est parent.

S’il y a bien une chose qui nous manque cruellement quand on devient parent, c’est bien le sommeil. Cette fameuse bonne nuit, celle ou on se couche et on ne  se réveille pas avant que notre corps ait décidé qu’il en avait assez de se reposer. Aujourd’hui, en étant parent, c’est devenu le Graal, voir l’impossible, il faut bien l’avouer.

Parfois quand même, on s’autorise à se coucher un peu plus tard, pour en profiter, et puis, sait-on jamais, on pourra peut être récupérer un peu pendant la nuit. Quelle erreur! Chaque jour la mine un peu plus déconfite, chaque jour un peu plus de regret de ne pas s’être couché plus tôt et chaque jour un peu plus de cernes….

Saviez-vous que la fatigue est notre pire ennemie? Elle nous prend tout : l’énergie, la patience, la bonne humeur…

Alors, quand par dessus tout ça on essaye de s’endormir rapidement et qu’on y arrive pas, c’est l’angoisse! Elles sont précieuses, ces minutes de sommeil perdues!

En tant que maman qui n’a pas passé une nuit complète pendant deux ans ( allez, j’exagère, elle a commencé à dormir TOUTE la nuit à 21 mois, mais ceci dit, elle avait déjà commencé à me prendre mes nuits complètes quand elle était dans mon ventre), il a fallu que je trouve quelque chose pour me permettre de m’endormir rapidement au lieu de ressasser toute ma journée, voire celle des dix dernières années passées! Alors, bien sur, à force d’accumuler de la fatigue, on finit par s’endormir rapidement, d’épuisement, mais quand même, parfois, de nombreuses idées et autre soucis viennent s’interposer entre le sommeil et vous.

Vous voulez ma technique j’imagine? Je vous promets qu’elle est efficace, et si vous n’y arrivez pas le premier soir, faites moi confiance, ça viendra au bout de quelques jours d’entraînement!

Dans un premier temps, il s’agit de s’allonger confortablement, dans une position qui est favorable à l’endormissement( Par exemple je sais que je m’endors beaucoup plus facilement quand je suis sur le côté droit que dans n’importe quelle autre position).

Il faut ensuite essayer de relâcher la mâchoire. Vous allez très vitre vous rendre compte qu’on serre très souvent les dents quand on est en train de penser à quelque chose. Détendez la mâchoire sans pour autant ouvrir la bouche. Puis détendez également votre front. Comme pour la mâchoire on fronce souvent les sourcils en plissant le front. Détendez les paupières. Vous verrez que ces deux petites actions vous détendront très rapidement. Ensuite, je cale ma langue sur mon palais, pas en poussant mais juste en faisant contact.

voilà, ça parait tout bête, n’est ce pas? Mais si vous vous concentrez bien à faire ceci, vous allez vous détendre bien plus facilement et le sommeil arrivera rapidement. Vous ne me croyez pas? Surtout si ça ne marche pas le premier soir, retentez quelques jours, vous verrez, ça fonctionne!

Et si jamais vous avez besoin de vous détendre plus que ça, je vous propose d’investir dans ce petit objet qui vous aidera grandement.

Je vous souhaite de bonnes nuits pleines de doux rêves et surtout des nuits complètes bien réparatrices!

 

dormir
haha! Non il ne faut quad même pas rêver!

 

 

dormir2

 

Activités et jeux

J’ai fait tester pour vous, le Nidoo.

Pour mes deux filles, j’ai investi dans le cocoonababy de Redcastle, ce petit matelas que l’on peut mettre dans le lit de bébé, et dans lequel il se sent en sécurité. Quand j’ai découvert le Nidoo, de la marque Papa,maman et moi, dans le même esprit mais en moins imposant (et bien moins cher), je me suis dit que c’était vraiment top et que je regrettais de ne pas avoir un petit troisième juste pour le mettre dedans! 😉

Personnellement, j’étais déjà convaincue par le produit alors je ne pouvais en être qu’enchantée. Du coup, n’ayant pas de bébé, et pour avoir un avis plus objectif, j’ai demandé à une toute jeune maman (dont la puce est née le même jour que moi 😉 ) de bien vouloir le tester, et voici son avis!

 » Au début, je dois avouer que j’étais sceptique sur l’intérêt du Nidoo. Je n’y voyais qu’un nouveau produit superflu au quotidien.
A l’usage, il n’en est rien, ce petit matelas s’avère être un outil presque indispensable !!!
Katalaïa est née le 8 mai et j’ai commencé à tester le Nidoo alors qu’elle avait un mois. Après un mois d’utilisation, les principaux avantages que j’y vois sont les suivants :
– Le bébé est effectivement comme dans un nid, tête et jambes légèrement surélevées, ce qui semble très sécurisant pour lui ;
– Au début, je l’ai utilisé dans le couffin pour réduire l’espace et que le bébé se sente moins perdu ;
– Ensuite pour passer progressivement dans le grand lit, le bébé reste dans son même cocon, qui s’agrandit avec lui. Ça permet aussi de le poser dans un lit parapluie, plus pratique à transporter que le couffin ;
– On peut poser le poser sur un tapis d’éveil, sans risque que le bébé ait froid ou soit sur un sol trop dur ;

– Enfin, en cas de reflux gastro-œsophagien, la position légèrement surélevée de la tête diminue les régurgitations.
Seul petit bémol, s’il doit y en avoir un, en cas de forte chaleur, on ne peut pas l’utiliser car le bébé a trop chaud dedans.
Merci de nous avoir permis cet essai. »

Kataléia1