éducation bienveillante

Et si crier sur nos enfants les paralysait?

Il y a quelques temps, j’ai acheté le hors série du magazine psychologie positive, dont le thème était l’éducation positive.

Je suis tombée sur un article très intéressant d’Isabelle Filliozat concernant l’iinhibition de l’action. Si ce nom ne vous dit rien, c’est plutôt normal, car on en parle peu. Personnellement, je n’en avais même jamais entendu parler avant de lire l’article.

Pour illustre son propos, madame Filliozat commence par nous parler d’une vidéo d’un chat dont le propriétaire l’avait harnaché pour l’emmener se promener. Le chat s’est effondré, et son  maître l’a redressé à plusieurs reprises pour l’inciter à le suivre. Seulement, le chat, tout mou, tombe et retombe au fur et à mesure que son maître le relève. Dans la vidéo, les personnes présentes face au chat rient de le voir dans cet état, pensant que le chat est trop fainéant et refuse de sortir. Les commentaires sous la vidéo vont dans le même sens : le chat fait la comédie pour ne pas sortir.

Or, tout ceci est une interprétation. En réalité, nous explique Isabelle Filliozat, le chat est victime d’un réflexe. En situation de stress, si le chat ne peut ni fuir ni attaquer, il fait le mort. C’est ce que Henri Laborit, médecin chirurgien et neurobiologiste a appelé l’inhibition de l’action. Il s’agit d’un processus neuromusculaire qui est déclenché par l’amygdale et complètement involontaire. L’animal est comme paralysé et ne répond plus aux stimuli externe.

Je ne sais pas si cela vous ai déjà arrivé, mais pour moi cela fait écho au chien que j’ai eu il y a des années de cela, et lorsque j’avais voulu lui apprendre à marcher en laisse, celui ci se laissait tomber et se couchait sur le dos, si bien que je devais le traîner ou le porter. En sachant ça, je me dis que j’ai été une bien méchante maîtresse à cette époque!

Pour en revenir à ce réflexe, ce qui nous intéresse, c’est bien sur de savoir ce qu’il en est pour les enfants. Car, c’est à peu près la même chose pour eux. En effet, si vous criez sur votre enfant pour qu’il se dépêche, vous allez peut être le voir ralentir ou bien même se mettre à jouer comme s’il n’avait rien entendu. Cela est très énervant, et généralement fait crier de plus belle, jusqu’à ce que les choses dégénèrent.

Pourtant, l’enfant ne fait pas plus de comédie que le chat sur la vidéo. Il ne fait donc pas exprès pour vous énerver, mais parce que vos cris ou votre colère lui ont procuré du stress et déclenché une réaction naturelle mais involontaire.

Comment ça se traduit pour lui, concrètement?

En situation de stress, l’enfant va ressentir une baisse de tonus musculaire et du rythme cardiaque et une augmentation de l’anxiété, qu’il va essayer d’enrayer en jouant ou bien en souriant. Si votre enfant sourit lorsque vous le disputez, ce n’est pas du tout pour se moquer de vous, mais parce qu’il essaye de combattre le stress qu’il ressent!

Généralement, après cette phase « molle » , l’enfant réagit par deux moyens : la fuite ou l’attaque. Sachant que dans la plupart des cas c’est l’attaque qui prime parce que plus souvent choisie par le cerveau! Et du coup, c’est la crise assurée!

Pour éviter tout cela, essayez de trouver d’autres stratagèmes pour que votre enfant fasse un peu pus rapidement ce que vous lui demandez 😉

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