Education respectueuse, Etre bienveillant envers soi-même

Il y a 5 ans, j’avais 30 ans.

Quand j’étais petite je me projetais à 30 ans en me disant que je serai mariée, avec des enfants, habitant dans une maison dans laquelle je resterai des années durant. La vie qui alors, me semblait parfaite.

Il y a 5 ans, j’ai eu 30 ans. Le jour de mon anniversaire, ma soeur m’a offert la poupée du prince de Raiponce en me disant qu’au moins, celui là, j’arriverais à le garder. A l’époque, je l’avais évidemment mal pris. A 30 ans, j’étais mère célibataire, par choix. Ce que ma soeur ne savait pas, c’est que c’était la plus belle chose qui pouvait m’arriver. Cela faisait deux ans que je commençais à vivre, deux ans que j’étais enfin libre de découvrir qui j’étais. Libre de comprendre que le bonheur n’était pas du tout dans ce que j’avais imaginé.

Quand on regarde une situation à un instant T, elle peut paraître bien différente que si on la compare à ce qu’il y a eu avant et ce qu’il se passera ensuite. Alors oui, à 30 ans, j’étais séparée mais c’était la plus belle chose que j’ai pu faire pour prendre soin de moi.

A 30 ans, j’avais rencontré, quelques moi auparavant, celui qui est devenu mon mari et le père de ma deuxième fille. C’est à cet âge là que j’ai compris. Que j’ai compris que c’était possible d’avoir une vie apaisée en compagnie de quelqu’un qui nous aime et nous respecte.

J’ai appris à savoir qui j’étais et qui j’avais envie de devenir. J’ai appris qu’avoir trop d’empathie pouvait me faire du mal. J’ai appris que j’étais hypersensible et bien d’autres choses encore. J’ai commencé à me tourner vers l’éducation positive et la communication non violente. A partir de là, je n’ai fait qu’avancer et découvrir.

J’ai voulu partager ma nouvelle vision du monde et mes découvertes et c’est ainsi qu’est né ce blog il y a un peu plus de deux ans.

Il y a 5 ans j’avais 30 ans. Aujourd’hui, à 35 ans, je suis épanouie dans ma vie de mère et de femme. Aujourd’hui, à 35 ans, je suis plus heureuse qu’à 20 et 30 ans. J’ai appris que ma maison était là où se trouvaient les personnes que j’aime le plus au monde, et peu importe si c’est dans un palais ou une caravane. Que la richesse n’était pas celle que l’on voyait mais celle qui était en nous et que le monde pouvait être bien meilleur si nous arrivions à tous nous respecter, et ce, dès la plus tendre enfance.

Et même si parfois (bien trop souvent) je me sens à contre courant de tout le monde, vous êtes plus de 12 000 à me suivre sur facebook pour partager ma vision des choses et ça, c’est un cadeau inestimable.

Merci.

 

P.S : Ma soeur avait tort, je crois bien que l’on n’a plus la poupée. Par contre, mon mari est toujours là.