la bienveillance....pour soi-même

Et si la course à la mère parfaite n’était pas là où vous l’attendiez…

Vous en avez certainement entendu parler, du mum bashing, non? C’est un nom anglais pour désigner le fait de critiquer les mères, quoi qu’elles fassent. Ces critiques nous renvoient sans cesse à l’idée que nous devons être des mères parfaites. Le problème? Les différents discours dans lesquels tout le monde se perd. Plus personne ne sait ce qu’il faut faire ou non, et pire, on se sent comme indigne de notre rôle de mère si l’on déroge aux recommandations. Il faut coucher les enfants sur le ventre, non, sur le dos, ne plus mettre de tour de lit, éviter le trotteur, la tétine et le lait en poudre. J’exagère. A peine.  Récemment, Aurélie du blog zozomum a fait un article très juste sur le sujet que vous pouvez retrouver ici.

Dans son article, Aurélie dit que le plus important est de suivre son instinct de maman, car quoi qu’on fasse, on pourra toujours être critiquée de toute manière. Je suis d’accord sur la critique, mais plus réservée par rapport à l’ instinct. Pour moi, l’instinct, c’est notre côté animal, ce qui est du domaine de l’inné. Mais dans ce cas, comment progresser? Comment évoluer? Comment savoir faire autrement que ce qui nous a été transmis?

Il est évident que les livres restent de la théorie, mais il est impossible, selon moi, de progresser sur l’éducation s’en s’ouvrir aux nouvelles avancées. Notamment avec les neurosciences et ce qu’elles nous apprennent sur le cerveau de nos enfants.  Et puis, ce qui prime sur la théorie des livres, ce sont nos enfants. Pas nous. Car, même avec toute la bonne volonté du monde, même en lisant tous les livres existants sur l’éducation, il ne serait pas possible d’élever nos enfants sans nous adapter à eux. C’est en écoutant son enfant et en apprenant à le connaître que nous allons réussir à nous adapter à lui au mieux et à savoir ce qui est bon pour lui. C’est peut être cela l »instinct » dont parle Aurélie? Pour moi, cela signifie être à l’écoute, et si pour certains parents, cela est presque inné, pour d’autres, il faut le travailler . L’adulte doit apprendre à faire en fonction de son enfant, et pas l’inverse. Ainsi, si l’enfant hurle en étant couché sur le dos alors qu’il dort comme un bienheureux sur le ventre, va t on passer pour une mère indigne qui souhaite la MSN parce que le couchage sur le dos est plus sécuritaire? Mais n’y a-t-il pas des moyens de coucher son bébé sur le ventre, en toute sécurité?

Ce que je reproche à tout ça, c’est que l’on remet souvent tout sur le dos de l’éducation positive. C’est l’éducation positive qui donne une image de mère parfaite, ce sont les personnes qui prônent l’éducation positive qui jugent les autres mères et sont responsables de leur burn out.  En fait, je crois que tout cela est partie d’une grosse incompréhension de ce qu’est l’éducation positive, et je vais revenir dessus très prochainement pour remettre les pendules à l’heure!

Par contre, la course à la mère parfaite, la pression sur le rôle parental, je pense qu’il se trouve à un endroit où on  ne l’attend pas forcément. Le mythe de la mère parfaite, je ne le ressens pas dans le discours des personnes qui veulent faire au mieux pour leur enfant, mais plutôt dans les photos instagram qui montrent des intérieurs dignes d’une vitrine Habitat. Pas un grain de poussière qui traîne, même pas un jouet. On se demande même si ce sont des vrais enfants qui habitent cette maison. Les décors sont parfaits, les sourires aussi. Quant au brushing et aux vêtements, n’en parlons même pas. Sans avoir besoin de parler ou de faire la morale aux autres, ces instagrammeuses font croire à la perfection parentale, perfection qui, je le rappelle, n’existe pas. Pire, elles nous font culpabiliser et nous mettent la pression sur des aspects de notre vie qui ne devraient même pas être une priorité. Car justement, pour pouvoir s’enlever de la tête d’être parfaite, il faut savoir lâcher prise sur ce qui n’est pas essentiel. Et dans la vie quotidienne, est ce primordial d’avoir un intérieur sans aucun objet installé de travers?

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Ces personnes, qui nous font croire à une vie rêvée et parfaite, sont également celles qui, à travers une photo ou une vidéo, montreront un coin de siège auto totalement hors normes et donc extrêmement dangereux, ou qui diront qu’elles ont laissé pleurer leur bébé pendant une heure et demi pour qu’il fasse ses nuits. Est ce cela, la perfection parentale?

Alors, au final, je préfère qu’on me guide et qu’on m’informe plutôt que de me sentir jugée sur mon intérieur qui ne ressemble pas à une vitrine de magasin. J’aime autant que ma maison soit pleine d’imperfections et pleine de vie, tout en sachant que je ne donne pas une fausse image de la mère parfaite.

 

Et pour vous éviter de foncer droit dans le burn out et arriver à lâcher prise, je vous conseille ce super livre (vous pouvez directement cliquer dessus)

2 réflexions au sujet de “Et si la course à la mère parfaite n’était pas là où vous l’attendiez…”

  1. Alléluia !!!! C’est pour ça que j’ai quitté FB et Instagram il y a quelques mois: ça me mettait trop la pression. Chez moi y’a du bazar et de la vie comme chez tout le monde je pense! C’est la seule chose qui m’énerve avec le blogging, c’est qu’on contribue à cette pression sociale, parentale, maternelle – et le pire, sans le vouloir et alors qu’on en souffre!

  2. Super article. J’ai arrêté les blogs de mamans parfaites (aux intérieurs parfaits, aux enfants tout sourire et tout propre), le sites Internet qui nous disent quelles marques avoir chez soi pour être des mamans parfaites,….Et la pression est beaucoup moins forte.

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