Education respectueuse

Comment lutter contre le regard des autres et la compétitivité?

Nous le savons très bien maintenant, l’épanouissement personnel ne peut s’acquérir avec la pression sociale et la compétitivité. Or, dès le plus jeune âge, c’est ce à quoi nous sommes habitués.  Les parents commencent à comparer nos tailles et nos poids de naissance, la manière dont on évolue la première année, si on a marché plus tôt qu’un autre, parlé plus tôt qu’un autre… On comprend très rapidement que si on veut se faire une place dans ce monde, cela va se faire en écrasant les autres pour pouvoir être le premier.

Pierre Rabhi a dit « Quand un enfant arrive, on lui présente le monde comme une arène dans laquelle il doit se battre pour gagner. On a plus l’impression que l’on prépare des soldats de l’économie bien plus que des êtres épanouis. »

Comment arriver à sortir de cet état d’esprit quand tout s’y oppose autour de nous et nous laisse sous entendre que ce mode de fonctionnement est le bon, puisqu’il prédomine? Il est tellement ancré en nous, autour de nous, qu’il devient la normalité.

Ainsi, l’école nous apprend ce fonctionnement. Mais il serait trop facile de tout mettre sur le dos de l’éducation nationale, car c’est toute la société qui le fait !

Je vais prendre un exemple qui me semble le plus idiot possible : les émissions de télévision. Chez nous, nous regardons très rarement la télévision, quasiment pas. Nous regardons uniquement des films ou dessins animés que nous avons. Mais parfois (quand je repasse et que je suis seule), il m’arrive de mettre la télé  ou une émission en replay, quelque chose qui ne demande pas trop d’attention (je n’ai pas envie de me brûler 😉 )

C’est comme cela que je suis arrivée à regarder 4 mariages pour une lune de miel(Je ne vais pas vous mentir, j’avais déjà regardé cette émission avant de préparer mon mariage, mais je n’avais plus regardé depuis longtemps, plus regardé depuis mon changement de regard face au monde). J’ai choisi de regarder un épisode final, pour avoir en résumé les mariages des 4 différentes personnes. Et là, je me suis rendue compte de l’horreur de l’émission. Non seulement on fait en sorte que le regard des autres et leur jugement soit normal, mais en plus pour un événement qui est censé être ultra personnel et vraiment important. Pire, on y ajoute de la compétition et de la stratégie pour écraser les autres et gagner. Si, il y a quelques années, je regardais cette émission pour voir les différents aspects des mariages  proposés (robe, repas, décoration, etc), aujourd’hui je vois ça avec un regard totalement différent et complètement horrifié. Est ce cela que l’on souhaite transmettre aux gens ? Qu’il est normal de se juger, de se soumettre au regard des autres et de tenter de les écraser? Bien sur, larmes, tristesse et frustration étaient au rendez-vous chez les mariées, comment peut il en être autrement?

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Il est évident pour moi que je ne regarderai plus jamais ce genre d’émission. (Vous allez me dire qu’il est possible de ne pas les regarder, et je serais tout à fait d’accord avec vous, mais combien de personnes les regardent ? Combien de personnes vont inconsciemment penser que ceci est la normalité? Car même si vous pensez regarder cette émission avec un esprit critique, il est tout de même fort à parier que la démarche s’incrustera en vous de manière naturelle, puisque finalement elle fait écho à ce que toute la société nous renvoie.)

Du coup, c’est à nous, adultes qui sommes dans l’éducation positive, de transmettre des valeurs différentes à nos enfants pour que cela ne perdure pas. Donnons-nous la possibilité de transmettre l’empathie, l’entraide et la générosité, d’apprendre à ne pas juger mais à aider, de ne pas être en compétition avec son prochain.

A nous de sortir de notre zone de confort, à nous de mettre de côté le regard des autres même si l’on parait en marge de la société. A nous d’offrir la liberté aux générations futures, la liberté d’être qui ils souhaitent pour devenir le meilleur d’eux-mêmes. Car si nous ne le faisons pas, qui le fera?

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Mes astuces de parent

Stop aux fuites!

Je ne sais pas si vous faites partie de la #teamfuites, mais qu’est ce que c’est pénible de devoir sans arrêt changer de pyjamas et de draps tous les trois-quatre matins parce qu’il y a eu une fuite de couche…

Je n’ai pas connu ça pour ma grande, qui a d’ailleurs été propre très rapidement. Mais j’ai compris pourquoi il n’y a pas si longtemps. Ma grande est un véritable chameau (comme moi) et boit très peu d’eau. Aussi, il faut limite lui imposer d’aller aux toilettes sinon elle dit ne jamais avoir envie (ou rarement). A l’inverse, ma deuxième est une grande buveuse, ce qui fait qu’elle fait également beaucoup pipi. Mais loin de moi l’envie de la priver de boire pour empêcher un éventuel débordement!

Voici quelques astuces que j’ai pu lire récemment sur internet, qui pourraient vous aider si vous vous trouvez dans ce cas :

  • Ne pas avoir un body trop serré, car il empêche la couche de se gonfler correctement.
  • Prendre une couche légèrement plus grande (genre 5+ au lieu de 5 ).
  • Ajouter une coto-couche qui permettra d’absorber encore un peu plus.
  • Vérifier que les élastiques sur les côtés soient bien sortis.
  • Levez-vous plusieurs fois la nuit pour vérifier l’état de la couche. (je plaisante, évidemment!)

Après toutes ces astuces, reste le choix de la couche. Il est évident que certaines sont plus absorbantes que d’autres! ici,  ma grande avait des couches écologiques et même si l’absorption n’était pas top, ça n’était pas un problème vu qu’elle buvait moins (même si elle avait des quantités de lait adaptées et qu’on la faisait boire régulièrement). Mais pour ma petite, ça n’a pas été possible et elle est donc restée aux Pampers. Après avoir testé plusieurs marques, c’est la seule qui nous donnait le plus de satisfaction quant à l’absorption. Non, ne me lynchez pas, je sais que je prône les produits naturels et à composition clean, mais que voulez vous, pour les couches, je suis très mauvaise!

Il y a quelques temps, on m’a proposée de tester les couches de la marque Carryboo, marque que je ne connaissais pas. Il faut dire que ces derniers temps, de nombreuses marques ont vu le jour pour proposer des couches plus clean. Et je trouve ça vraiment super. J’ai accepté le test, tout en me demandant si ma fille allait les accepter (elle a son petit caractère). Je me suis vite rendue compte que non seulement elle aimait bien les mettre (elle les a nommées les « toudouces ») mais en plus elle refusait de remettre ses Pampers! (je vous assure que c’est véridique)

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Carryboo, c’est une marque fabriquée en France, avec 0% de pétrole, de chlore, de parfum, d’OGM ou de latex dans ses couches.

Je pourrais vous en faire une démonstration plus précise, mais honnêtement, en tant que parent, tout ce que je demande à une couche c’est qu’elle soit douce (oui, j’ai connu des couches écologiques qui clairement n’était pas si éloignées que ça du papier toilette limite râpeux que l’on connaît tous), bien absorbante et avec une composition saine pour la peau de nos enfants. Alors, si en plus elle est de fabrication française, c’est le top!

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Ce que j’apprécie particulièrement, c’est qu’on peut trouver la marque en grande surface, et ça, c’est vraiment un point positif, parce que cela évite les frais de port, et qu’il est quand même plus facile de palier à cette situation que nous avons tous connu en tant que parent : »oh la la, il ne reste plus que trois couches, il faut vite en racheter! »

Je vous laisse le site de la marque, sur lequel vous pourrez voir qu’ils font en plus des produits bios pour les bébés! (vous pouvez y accéder en cliquant sur la photo)

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Etre bienveillant envers soi-même

Et si la course à la mère parfaite n’était pas là où vous l’attendiez…

Vous en avez certainement entendu parler, du mum bashing, non? C’est un nom anglais pour désigner le fait de critiquer les mères, quoi qu’elles fassent. Ces critiques nous renvoient sans cesse à l’idée que nous devons être des mères parfaites. Le problème? Les différents discours dans lesquels tout le monde se perd. Plus personne ne sait ce qu’il faut faire ou non, et pire, on se sent comme indigne de notre rôle de mère si l’on déroge aux recommandations. Il faut coucher les enfants sur le ventre, non, sur le dos, ne plus mettre de tour de lit, éviter le trotteur, la tétine et le lait en poudre. J’exagère. A peine.  Récemment, Aurélie du blog zozomum a fait un article très juste sur le sujet que vous pouvez retrouver ici.

Dans son article, Aurélie dit que le plus important est de suivre son instinct de maman, car quoi qu’on fasse, on pourra toujours être critiquée de toute manière. Je suis d’accord sur la critique, mais plus réservée par rapport à l’ instinct. Pour moi, l’instinct, c’est notre côté animal, ce qui est du domaine de l’inné. Mais dans ce cas, comment progresser? Comment évoluer? Comment savoir faire autrement que ce qui nous a été transmis?

Il est évident que les livres restent de la théorie, mais il est impossible, selon moi, de progresser sur l’éducation s’en s’ouvrir aux nouvelles avancées. Notamment avec les neurosciences et ce qu’elles nous apprennent sur le cerveau de nos enfants.  Et puis, ce qui prime sur la théorie des livres, ce sont nos enfants. Pas nous. Car, même avec toute la bonne volonté du monde, même en lisant tous les livres existants sur l’éducation, il ne serait pas possible d’élever nos enfants sans nous adapter à eux. C’est en écoutant son enfant et en apprenant à le connaître que nous allons réussir à nous adapter à lui au mieux et à savoir ce qui est bon pour lui. C’est peut être cela l »instinct » dont parle Aurélie? Pour moi, cela signifie être à l’écoute, et si pour certains parents, cela est presque inné, pour d’autres, il faut le travailler . L’adulte doit apprendre à faire en fonction de son enfant, et pas l’inverse. Ainsi, si l’enfant hurle en étant couché sur le dos alors qu’il dort comme un bienheureux sur le ventre, va t on passer pour une mère indigne qui souhaite la MSN parce que le couchage sur le dos est plus sécuritaire? Mais n’y a-t-il pas des moyens de coucher son bébé sur le ventre, en toute sécurité?

Ce que je reproche à tout ça, c’est que l’on remet souvent tout sur le dos de l’éducation positive. C’est l’éducation positive qui donne une image de mère parfaite, ce sont les personnes qui prônent l’éducation positive qui jugent les autres mères et sont responsables de leur burn out.  En fait, je crois que tout cela est partie d’une grosse incompréhension de ce qu’est l’éducation positive, et je vais revenir dessus très prochainement pour remettre les pendules à l’heure!

Par contre, la course à la mère parfaite, la pression sur le rôle parental, je pense qu’il se trouve à un endroit où on  ne l’attend pas forcément. Le mythe de la mère parfaite, je ne le ressens pas dans le discours des personnes qui veulent faire au mieux pour leur enfant, mais plutôt dans les photos instagram qui montrent des intérieurs dignes d’une vitrine Habitat. Pas un grain de poussière qui traîne, même pas un jouet. On se demande même si ce sont des vrais enfants qui habitent cette maison. Les décors sont parfaits, les sourires aussi. Quant au brushing et aux vêtements, n’en parlons même pas. Sans avoir besoin de parler ou de faire la morale aux autres, ces instagrammeuses font croire à la perfection parentale, perfection qui, je le rappelle, n’existe pas. Pire, elles nous font culpabiliser et nous mettent la pression sur des aspects de notre vie qui ne devraient même pas être une priorité. Car justement, pour pouvoir s’enlever de la tête d’être parfaite, il faut savoir lâcher prise sur ce qui n’est pas essentiel. Et dans la vie quotidienne, est ce primordial d’avoir un intérieur sans aucun objet installé de travers?

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Ces personnes, qui nous font croire à une vie rêvée et parfaite, sont également celles qui, à travers une photo ou une vidéo, montreront un coin de siège auto totalement hors normes et donc extrêmement dangereux, ou qui diront qu’elles ont laissé pleurer leur bébé pendant une heure et demi pour qu’il fasse ses nuits. Est ce cela, la perfection parentale?

Alors, au final, je préfère qu’on me guide et qu’on m’informe plutôt que de me sentir jugée sur mon intérieur qui ne ressemble pas à une vitrine de magasin. J’aime autant que ma maison soit pleine d’imperfections et pleine de vie, tout en sachant que je ne donne pas une fausse image de la mère parfaite.

 

Et pour vous éviter de foncer droit dans le burn out et arriver à lâcher prise, je vous conseille ce super livre (vous pouvez directement cliquer dessus)

Etre bienveillant envers soi-même

Cher passé.

Je fais rarement d’article personnel, car je préfère ne pas trop rouvrir ce qui est douloureux. Mais également parce que je sais que je suis lue, et que malheureusement je peux avoir des retombées désagréables sur tout ce que je peux révéler. Cependant, devoir se taire, c’est aussi parfois difficile, quand on sait à quel point parler peut être libérateur. Quand on voit que les langues se délient, que ce soit dans le monde du cinéma ou ailleurs, quand on voit que des personnes ont pu cacher leurs souffrances pendant des années pendant que d’autres profitaient de leur notoriété pour se cacher.

Oui, moi aussi, j’ai des choses à dire… Des choses douloureuses, des choses qui ont fait de moi celle que je suis aujourd’hui…

Et aujourd’hui, j’ai envie de m’adresser à mon passé, celui qui me fait encore tant souffrir…

Cher passé,

Je me suis toujours dit que les regrets ne servaient à rien, et surtout pas à avancer. Alors, aujourd’hui je ne viens pas te dire que je te regrette. Non. Aujourd’hui, je viens pour te dire que je n’ai plus besoin de ce que tu m’as laissée, ces deux cadeaux empoisonnés. Tu peux les reprendre, je n’en veux plus. Je ne veux plus les porter, je ne peux plus les encaisser, ni même les sentir, ne serait-ce qu’un petit peu. Reprends-les, je suis prête. Allez, vas-y, tiens, je te les rends. Et je vais commencer par la culpabilité. Si je suis coupable, c’est de m’être faite manipulée, de m’être faite embobinée, de m’être faite piétinée, de m’être faite frappée. Mais tu sais quoi? J’ai réussi à faire un choix. Et comme on le dit si bien, choisir, c’est renoncer. Moi, j’ai renoncé à vivre tout cela encore et encore. Je vaux mieux que ça. Alors oui, c’est vrai, dans l’histoire, il y a des dommages collatéraux, ces personnes qui me sont le plus chères au monde et qui subissent encore aujourd’hui les conséquences de ce choix. Mais tu sais quoi? Reprends-la ta culpabilité, parce que ces personnes, elles vivent bien plus de bonheur aujourd’hui qu’elles n’en auraient vécu si je n’avais pas fait ce choix.

Tu me donnes du fil à retordre, cher passé. Car tu es toujours là, transformé en présent. Pas  en permanence, mais suffisamment pour que la vie ne soit pas si facile. Mais ce n’est pas grave, j’ai acquis la capacité de me protéger. Je ne savais pas le faire, avant, mais maintenant j’ai réussi à remonter la pente. J’ai réussi à sortir la tête du sol sous lequel on m’avait enfoncée. Tu vois, je suis plus forte maintenant. Oh, évidemment, il y a des personnes qui essayent toujours et encore de me ramener la culpabilité à chaque fois que je veux la rendre. Alors reprends-la, s’il te plaît, je n’en veux plus. Je pense d’ailleurs qu’elle ne m’est pas destinée, et que je l’ai gardée pendant de nombreuses années, je l’ai nourrie et fait grandir alors qu’elle ne m’appartient pas. En tout cas, elle ne m’appartient plus. Et je ne veux plus la prendre à tord, c’est fini. Je te la rends, et je ne me la laisserai plus donner de force. C’est fini.

Et puis, tant qu’à faire, reprends la colère aussi. Elle me gâche la vie. Tu sais quoi, passé? Je vais me pardonner. Je vais me pardonner d’avoir laissé quelqu’un me faire souffrir, d’avoir fait confiance alors qu’il ne fallait pas, de m’être engagée dans la souffrance. Je vais me pardonner pour que tu puisses reprendre la colère que j’ai contre moi. Si j’ai laissé des personnes me faire du mal, j’ai aussi réussi à dire stop. A dire non. A me protéger, à nous protéger. Si j’ai mis beaucoup de temps à ouvrir les yeux sur toute cette souffrance, si le chemin est encore long pour que je puisse guérir totalement, s’il y a encore des personnes qui arrivent à me faire souffrir, c’est juste parce que j’ai encore besoin de finir ce travail de confiance. Mais il arrive bientôt à son terme, je le sens. Alors prends ma colère, emmène-la, je n’en veux plus.

Je me pardonne, je pardonne même à ceux qui m’ont fait du mal. Tu vois, passé, j’arrive même à faire cela. Et même mieux, je ne te regrette pas. Non, les regrets, ça encombre, et ça ne change rien. Moi, je ne te regrette pas, car grâce à toi, j’en suis arrivée là.

Aujourd’hui, je sais qui je suis. Aujourd’hui, je m’ouvre à la vraie vie. Au vrai bonheur. Tu sais, celui qu’ « on ne voit bien qu’avec le cœur  » car il « est invisible pour les yeux ». Et ça, c’est aussi grâce à toi. Et si c’est d’être passée par la souffrance qui m’a permise d’en arriver là, d’être avec les personnes qui me rendent heureuse aujourd’hui, alors je ne le regrette pas. Je peux même te dire que ce qui en ressort aujourd’hui est très positif. C’est grâce à toi si je suis tombée dans la psychologie positive, dans l’éducation positive, et que j’arrive à les transmettre. C’est grâce à toi si ce blog est là. Tu vois, grâce à toi, passé, je vais sans doute pouvoir modifier le futur. Peut être pas celui de tout le monde, mais au moins celui de mes filles. Grâce au positif, elles seront fortes, plus fortes que moi à leur âge, et cela leur permettra de ne pas se laisser atteindre, de ne pas se laisser rabaisser, de ne pas laisser rentrer de mauvaises personnes dans leur vie. Elles sont déjà fortes, tu sais.

Alors, cher passé, reprends la culpabilité, reprends la colère, et laisse moi continuer de transmettre le positif, rien que le positif.

 

Valentine.

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Education respectueuse

Tout ce qu’un enfant n’est pas…

Il m’a semblée nécessaire de  rédiger cet article parce que je me suis rendue compte que pour progresser sur notre méthode éducative, nous devions impérativement changer de regard sur les enfants.

En effet, un enfant n’est pas….

1- Une mini version d’un adulte.

Non, notre enfant n’est pas une mini version de nous. Ce n’est pas un adulte en miniature. Oui nous voyons de temps en temps des parents qui habillent leurs enfants comme s’ils étaient des minis adultes, en les maquillant ou en les hyper-sexualisant. Cela les fait rire de voir des tout-petits comme s’ils des adultes en modèle réduit. Et bien non. Un enfant est en construction. Il n’a pas le cerveau d’un adulte, il n’a pas la possibilité de raisonner ou de comprendre de la même façon. Il est temps de les voir comme ils sont, des enfants qui ont besoin d’un accompagnement pour grandir à leur rythme, à leur façon, et pas en étant considéré comme un adulte en petit format.

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2- Une projection de soi.

Combien de parents ont l’impression de se voir et de se reconnaître à travers leur enfant? Ca nous est forcément tous arrivés, que ce soit physiquement ou au niveau du caractère. Soyons honnêtes, les chiens ne font pas des chats comme on le dit si bien, il est donc normal qu’un enfant ressemble à ses parents. SAUF qu’il n’est pas nous. Il n’a pas v=notre vie, il ne partage pas notre histoire, il est une personne à part entière. Malheureusement, beaucoup de parents se projettent dans leurs enfants en leur faisant faire, par exemple, des activités qu’ils auraient eux mêmes rêvés de faire. Il est temps que les adultes puissent se remettre en question pour tenter d’accéder à leur bonheur afin de ne pas vivre à travers leurs enfants en leur faisant faire ce qui les auraient rendu heureux, eux. Non, notre enfant n’est pas nous. Il a une vie, des envies, des désirs qui lui sont propres. Laissons lui faire ses propres choix et vivons les nôtres!

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3- Un moyen de devenir connu.

C’est un peu la suite de la projection. Utiliser ses enfants pour vivre à travers eux. Les faire devenir des stars du cinéma, des stars de la chanson, ou, plus accessible maintenant, des stars d’internet. (Nous avons eu l’occasion de voir comment grandir dans ces conditions pouvait être compliqué avec des exemples de stars hollywoodiennes tombées dans les addictions.)  Comment peut-on faire faire des milliers de vidéos Youtube à ses enfants pour les projeter en avant devant des millions de spectateurs et les mettre ainsi à nu? Pour quelles raisons? Sans compter ceux qui se permettent d’humilier leurs enfants avec des « blagues » totalement déplacées pour faire du « buzz ». Non, un enfant n’est pas un objet que l’on utilise pour accéder à une place que l’on arrive pas à atteindre tout seul. Je me demande encore comment les parents de ses petits youtubeurs peuvent se pavaner de fierté. Nous vivons une drôle d’époque.

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source : youtube

(Attention, je ne parle pas des personnes qui mettent leurs enfants en photos sur internet, pour moi cela rentre dans un autre débat et n’est pas du tout du même ordre)

 

4- Une vitrine

Non, un enfant n’est pas la vitrine de ses parents. Il n’est pas là pour être sage et ainsi montrer à quel point ses parents sont de bons éducateurs. Il n’est pas là pour faire une représentation de notre autorité ou pour regonfler notre estime parce que nous en avons besoin. Son comportement ne doit pas dire : « regardez comme mon enfant est poli et respectueux, comme il est bien sage  et bien élevé ».  Notre enfant sera poli et respectueux si nous l’élevons dans la politesse et le respect, mais nous ne devons pas compter sur son comportement à l’extérieur pour nous redorer notre confiance en nous.

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ceux là sont surs de rester bien sages!

 

5- Un moyen de réparer ou de renforcer quelque chose

On ne fait pas un enfant en pensant que celui-ci va ressouder un couple. C’est une véritable erreur. D’abord, cela fait peser un poids énorme sur les épaules de l’enfant, car même si c’est inconscient, en cas de séparation cela pourra être perçu comme un échec de l’enfant qui n’a pas réussi. Élever un enfant n’est pas simple, je pense que si vous lisez ces mots c’est probablement parce que vous êtes déjà parent et que vous le savez très bien. Alors, si en plus l’enfant vient au monde avec une mission particulière, c’est la catastrophe.  Pour les mêmes raisons, un enfant ne doit pas venir au monde avec la mission de réparer un manque d’amour quelconque. Il est là pour être aimer, et non pas pour nous réparer.

 

Et vous, qu’en pensez-vous?

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