la bienveillance....pour soi-même

La bienveillance commence par soi-même, et j’ai du un peu m’oublier!

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Pour arriver à réussir une éducation bienveillante, il me semble vraiment nécessaire d’être bien dans sa peau, d’être épanoui. Les enfants sont des éponges, et le bonheur des parents fait souvent le leur. L’un ne va pas sans l’autre, bien évidemment.

Aujourd’hui je ne vais pas vous parler des clés qui me semblent essentielles pour être un parent épanoui, mais plutôt vous livrer un peu de moi, pour vous montrer à quel point il est aussi important de penser à soi.

Je suis professeur des écoles, depuis plus de 10 ans maintenant, et j’éprouve un sentiment de lassitude grandissant pour mon travail. Je ne me reconnais plus, j’ai l’impression de passer à côté de ce que j’aime et de ce que j’ai envie de transmettre. L’éducation nationale semble être devenue une machine à rendement dont l’enseignant est la bonne à tout faire, sur laquelle on peut se décharger, exiger , critiquer etc….. Les enfants ont de plus en plus de pression de leurs parents, ils sont obligés de réussir et  d’avoir de très bons résultats !! Quand on  parle aux parents de ralentir, de vivre ensemble, d’épanouissement, de bien être en classe, ça ne les fait pas réagir  car ça n’est pas compatible avec le rendement attendu!

La plupart des parents n’a, comme expérience de l’école, que son propre passé scolaire. Et s’ils ont réussi, c’est bien que la méthode était bonne! Il faut donc, pour que leur enfant réussisse, la même méthode, car c’est, à leurs yeux, la meilleure. Ils sont donc très inquiets quand leur enfant revient avec de nouvelles façons de faire….

Et l’enseignante, dans tout ça? Celle qui est pourtant la professionnelle? Celle qui essaye de s’adapter aux changements, qui veut bien faire, qui ne souhaite plus punir, menacer ou encore humilier? Elle n’est pas vraiment écoutée, car tout cela ne va toujours pas avec l’attente parentale (et le programme, vous allez le finir?)

Et c’est comme ça que petit à petit, je me suis laissée dépasser par une horde de parents prêts à me sauter à la gorge. Et c’est comme ça que, lors d’une réunion qui avait pour sujet le harcèlement scolaire, nous nous sommes rendus compte que la personne harcelée, c’était moi.

Moi, avec mon passif de femme manipulée (cf ici), moi qui me pensais bien dans mes bottes, bien dans ma vie, j’ai du m’oublier quelque part, j’ai du oublier la bienveillance à mon égard, pour avoir laissé cette chose se passer.

à trop vouloir bien faire, se retrouve-t-on parfois dans une mauvaise posture?

 

 

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