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Le cas de la femme enceinte.

Il y a quelques jours, je me baladais dans mon quartier général chez Badbouille (magasin de puériculture où je vais très souvent car j’ai toujours quelque chose a acheter), quand j’ai aperçu cette femme. Un joli ventre rond bien mis en avant, une chevelure de rêve, un teint parfait, habillée et accesoirisée on ne peut mieux. Elle avait l’air vraiment heureuse, et souriait en regardant une maman avec son enfant essayer un jouet du magasin. Elle était complètement épanouie et radieuse. Et si sereine! Je crois qu’à ce moment précis rien n’aurait pu lui faire enlever son sourire.

c’est agréable, de voir des gens comme ça. Et ça m’a fait sourire moi aussi. Non pas parce que son sourire était communicatif, mais parce que son état d’épanouissement est tellement enviable! C’était encore le mien il y a quelques mois d’ailleurs, et bien que moi aussi j’étais très heureuse, je n’avais pourtant pas le même air qu’elle. Parce que je savais déjà, ayant eu un enfant. Voilà, je suis sure qu’elle attendait son premier enfant. C’est une certitude, car sur son visage on ne pouvait pas voir l’ombre d’un point négatif sur son état. Et pourtant, si elle savait….Si elle savait comment est la fin de grossesse (surtout en pleine canicule) ou comment peut se passer un accouchement. Si elle savait le manque de sommeil qui l’attend peut être, les pleurs de son bébé qu’elle ne pourra peut être pas calmer. J’avais envie de lui raconter tout ça, de lui dire qu’elle était trop naïve, là, avec son gros ventre et sa belle chevelure de femme enceinte (oui, moi aussi j’avais de très beaux cheveux avant qu’ils ne tombent en masse deux mois après l’accouchement). Et puis, j’ai simplement souri. Je me suis rappelée ce sketch de Florence Foresti dans lequel elle parle de la brigade des nurses qui font signer une décharge à la maternité pour qu’on ne raconte rien aux autres afin de ne pas les effrayer. Et si ça se trouve, peut être, avec beaucoup de chance, aura-t-elle un accouchement magique, un bébé qui fait ses nuits très rapidement, qui n’aura pas de soucis de santé et qui ne pleurera jamais?

Après tout, il faut que chacun fasse ses expériences, non? Et les expériences des uns ne sont pas celles des autres. Parfois, quand on raconte nos vies de mères, on effraie celles qui vont le devenir. C’est ce qui m’est arrivée pour ma grande. J’ai eu le malheur de raconter mon accouchement à des femmes enceintes. Je les ai effrayées, évidemment, alors que leurs accouchements se sont très bien passés. J’ai appris à me taire, après ça, et à le raconter qu’à celles qui étaient déjà passées par là, pour en rire un peu.

Je ne suis pas jalouse, j’étais tranquille, moi aussi, dans ce magasin, avec mon bébé dormant bien sagement dans son cosy. Je n’ai pas sa belle chevelure, j’avais relevé mes cheveux avec une pince, ce qui est le plus pratique quand on a un bébé (sinon elle a la fâcheuse tendance à les prendre pour des jouets à tirer); je n’étais pas tirée à quatre épingles, et j’avais probablement une montagne de cernes de plus qu’elle. Mais j’étais aussi heureuse qu’elle.

 

Elle était belle, cette femme enceinte, et je lui souhaite la plus jolie des rencontres. Cette rencontre qui fera, malgré le manque de sommeil si son bébé ne fait pas ses nuits , malgré sa chevelure moins soyeuse ou ses cernes apparentes, qu’elle aura encore ce même sourire de maman heureuse.

 

femmeenceinte

1 réflexion au sujet de “Le cas de la femme enceinte.”

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