Education respectueuse

L’autorité dans la parentalité

C’est un sujet devenu tabou tant il a une connotation marquée par des années de patriarcat. Pour rappel, le patriarcat c’est « une forme d’organisation sociale et juridique fondée sur  la détention de l’autorité par les hommes ». De nombreuses générations en ont souffert, et malheureusement, en 2018, il en reste encore trop de traces! Mais alors, qu’est ce que l’autorité parentale aujourd’hui?

Et si on se faisait un petit historique?

L’autorité, au départ, pouvait venir de trois grandes sources : la Tradition, le Cosmos, et Dieu. Or, au XVI e siècle, ces trois sources ont été remises en cause : la Théologie par Luther, le Cosmos par Copernic et la Tradition par les essais de Montaigne. Pour en revenir à une période plus actuelle, c’est une loi de juin 1970 qui parle d’autorité parentale. Avant cela, il s’agissait de la puissance paternelle. Les mots parlent d’eux-mêmes je pense, le père de famille avait donc pleinement autorité sur tous les autres membres. Merci la crise de 1968 et la liberté de la femme! Voilà donc bientôt 50 ans que nous avons  une certaine équité légale au niveau de l’autorité, et pourtant vous et moi savons que trop bien qu’elle est encore extrêmement fragile. Mais ceci est un autre débat, non moins intéressant d’ailleurs.

Le terme de parentalité est lui un néologisme qui a été officialisé dans les années 80 et qui est présenté dans la langue courante comme étant un « nom féminin renvoyant à la qualité de parent, de père, de mère. »

Oui, mais alors, c’est quoi l’autorité parentale?

Bien que l’on soit libéré de la puissance paternelle depuis près de 50 ans, l’autoritarisme qui s’y rattachait à eu encore de beaux jours. Si bien qu’aujourd’hui, en le rejetant complètement, on en vient à s’y perdre.

Lorsque je me suis intéressée à l’éducation bienveillante, une chose était très claire pour moi: je ne voulais pas être une mère autoritaire, dans le sens ou je ne voulais pas d’autoritarisme. Il était hors de question de faire ce que j’appelle de l’adultisme, c’est à dire d’imposer des choses simplement parce que je suis une adulte, en mettant mes enfants en situation de soumission.

Alors j’ai lu beaucoup de livres sur l’éducation bienveillante, j’ai suivi des formations également, et je commençais à y voir plus clair. Cependant, quelque chose m’a frappée : il n’y avait pratiquement rien sur l’autorité. La plupart des livres ne mentionnent pas ce terme, si bien que beaucoup de personnes ont pensé que l’éducation bienveillante était du laxisme.  Pourtant tout le monde a l’air plutôt au clair sur ce point : l’éducation respectueuse n’est pas du laxisme. Le laxisme est tout aussi dangereux que l’autoritarisme pour les enfants. Mais alors, comment faut il faire?

J’ai l’impression que de nombreux parents sont perdus, car pas assez accompagnés sur le sujet.

D’abord, l’autorité parentale est définit dans une loi (n° 2002-305), dont la dernière modification date de 2002. Il s’agit de l’article 371-1 qui définit le terme ainsi : « l’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant. Elle appartient aux pères et mères jusqu’à la majoritéou l’émancipation de l’enfant pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement  dans le respect dû à sa personne. Les parents associent l’enfant aux décisions qui le concernent, selon l’âge et son degré de maturité. »

Un peu d’éthymologie?

Les confusions et peurs pour utiliser les bons termes viennent de la mauvaise connaissance des mots. Il est donc temps de rétablir cela.

Le mot autorité vient du latin « auctoritas ». Le mot est associé à la garantie, à la confiance, à l’exemple ou à l’influence de l’être. Il est dérivé de « auctor » ( auteur, créateur, maître, modèle) et de « augere » ( croître, faire croître, augmenter). L’autorité c’est donc ce qui élève, fait grandir.

L’autorité est une manifestation de force, mais cette force est non violente quand elle laisse aux autres la possibilité d’être forts aussi, de devenir acteurs de leurs actes, d’exercer eux-mêmes de l’autorité sur leur propre vie, ou par rapport aux autres.

Il est nécessaire de comprendre que cela n’a rien à voir avec l’autoritarisme. Etre autoritaire, c’est se sentir le droit d’imposer son point de vue en niant celui de l’autre. C’est le soumettre, par la violence ou la peur. Deux notions complètement absentes de l’autorité.

Un parent qui exerce efficacement son autrité parle patiemment et donne des autorisations. Il entretient des rapports fondés sur la confiance. Il ne cherche pas à tromper son enfant mais ne se laisse pas marcher sur les pieds. Il est à l’aise dans le face à face, ne dissimule pas ses sentiments, joue cartes sur table. Il recherche des compromis. Il est à l’aise dans son corps, en sécurité intérieure, en cohérence avec lui-même, il est authentique.

Cette sécurité intérieure, je vous en parle depuis un moment sur mes réseaux, je vous montre comment la construire grâce à l’enfant intérieur.  Elle est nécessaire à l’exercice d’une autorité bienveillante, car elle permet de ne pas voir l’autre comme un rival ou une menace (vous vous souvenez de ce que je disais dans un précédent article sur la compétition entre votre enfant intérieur et vos enfants?)

Les dispositions à l’autorité prennent leur source dans la plus tendre enfance, quand nous avons été élevé de façon suffisamment sécurisante, suffisamment valorisante et nourrissante. Si tel n’a pas été le cas, alors un travail sur soi, des rencontres de personnes bienveillantes ou un bon équilibre de vie peuvent également contribuer à développer cette autorité. Elle peut toujours être cultivée.

N’oublions pas que la véritable autorité suppose le consentement de celui auquel elle s’adresse, dans une relation de confiance mutuelle.

Les enfants accordent leur confiance aux adultes qui leur manifestent de l’attention et qui leur ouvrent des perspectives d’avenir.

D’accord, mais l’autorité, pourquoi?

On l’a vu précédemment, l’autorité sert à élever l’autre. A le rendre autonome, à ce qu’il puisse lui-même avoir de l’autorité sur sa propre vie. Mais l’autorité est une nécessité, car elle permet également d’instaurer des limites, vitales pour l’enfant. Les limites rassurent, sécurisent et aide l’enfant à se structurer. L’enfant qui ne peut pas se confronter à des limites à l’impression d’être tout puissant, et cela est très angoissant pour lui. Il ne peut pas gérer cela, ni physiquement, ni psychiquement, et va tout faire à travers son comportement pour avoir des réponses cadrantes et limitantes. Les limites viennent également mettre l’enfant en situation de sécurité physique : un enfant ne peut pas mettre les doigts dans les prises ou les mains sur la gazinière.

Maintenant que nous avons vu pourquoi il est important d’avoir de l’autorité avec ses enfants, nous reparlerons dans un prochains articles de la manière dont on peut poser des limites et à quoi servent les sanctions éducatives.

« autoriser quelqu’un à être n’implique nullement de l’autoriser à faire n’importe quoi » Gérard Guillot



Education respectueuse, Etre bienveillant envers soi-même, Etre en paix avec soi-même

Pourquoi l’éducation bienveillante ne suffit pas (2)

Il y a quelques temps, j’ai rédigé un article pour vous expliquer que de se lancer dans l’éducation bienveillante n’est pas une solution miracle, car il y a d’autres choses à travailler en parallèle. Si vous avez manqué cet article, vous pouvez le retrouver ici.

Je vous parlais notamment du fait que votre Enfant Intérieur pouvait se retrouver en compétition avec votre enfant (le vrai). Comment est ce possible? Parce qu’inconsciemment, si vous accordez quelques chose à votre enfant que vous n’avez pas eu vous mêmes, votre enfant intérieur peut sentir de la jalousie et être plein de reproches pour ne pas avoir eu cela. Mais parfois, cela fait ressortir des incohérences. Par exemple, si vous vous trouvez dans une situation ou vous acceptez quelque chose qui ne vous était pas accepté quand vous étiez petit, alors vous vous dites que vous n’avez pas du avoir ce qu’il fallait étant enfant. Parfois, cela fait remonter des choses douloureuses ou difficiles et inconsciemment il est plus facile de reproduire ce que vous avez vécu que d’aller contre.

c’est pour cela qu’il vaut mieux, en amont, se reconnecter à son Enfant intérieur et le guérir, ce qui peut nécessité de déconstruire l’éducation reçue pour reconstruire celle que l’on souhaite pour ses enfants, plutôt que de se lancer dans une éducatin radicalement différente qui vous remuera de toutes façons à un moment où à un autre, car votre Enfant intérieur sera forcément sollicité. Les situations que nos enfants vivent nous font souvent revivre celles de notre propre enfance.

Comment savoir quand notre enfant intérieur nous interpelle?

Il y a une situation dans laquelle il est très facile de savoir que c’est notre enfant qui se manifeste.  D’ailleurs, depuis que je m’en suis rendue compte, cela a changé ma vision des choses.

Avant, lorsque j’achetais des cadeaux pour mes filles, je m’attendais toujours à ce qu’elles trouvent ces cadeaux formidables et qu’elles jouent beaucoup avec. Quelle déception lorsque je me rendais compte que ce n’était pas le cas! Jusqu’au jour où je me suis rendue compte que ces jouets faisaient plaisir à MON enfant intérieur. En fait, je les trouvais super parce que j’aurais adoré les avoir lorsque j’étais petite! Mais mes enfants ne sont pas moi, et elles sont d’autres envies et d’autres centres d’intérêts.

Lorsque j’ai compris cela, j’ai d’abord énormément réduit l’achat de jouets. Je me suis concentrée sur les envies de mes filles et compris qu’en plus elles jouaient beaucoup plus avec moins de choses!

Une autre situation dans laquelle l’enfant intérieur se manifeste, c’est au travail. Si vous avez un supérieur qui vous parle d’une manière infantilisante, alors souvent c’est l’enfant intérieur qui reprend le dessus et qui se comporte tel un enfant, blessé. L’adulte intérieur a souvent désherté à ce moment là. (Dans le cadre d’un adulte intérieur aimant, il pourrait venir défendre l’enfant en prenant position, calmement, en disant au supérieur que les propos sont désobligeants ou déplacés, par exemple). Parfois, cette situation peut également se retrouver au sein d’un couple et c’est extrêmement important que l’adulte se reconnecte à l’enfant pour éviter le manque de respect ou la violence.

Aujourd’hui, en travaillant sur mon enfant intérieur, j’arrive à beaucoup plus l’entendre et à écouter ce qu’il a à me dire. C’est un long travail que j’essaye de développer avec mes panneaux et que j’espère pouvoir développer un peu plus par la suite.

Et quand on a compris cela, on fait quoi?

Une fois que l’on a compris qu’il fallait soigner son enfant intérieur, il est beaucoup plus facile de choisir une éducation différente pour nos enfants. Notre enfant étant en paix, cela génère beaucoup moins de tensions avec nos propres enfants.

Il est donc nécessaire de reparenter cet enfant intérieur, c’est à dire de lui donner un adulte aimant. Pas un adulte qui se coupe de ses émotions, mais qui, au contraire, les écoute pour pouvoir travailler dessus. Un adulte aimant écoute l’enfant intérieur à travers les demandes, les émotions, les ressentis.

Il n’en reste pas moins que, pour moi, il faut également deux autres points indispensables à la réussite d’une éducation respectueuse :

1- Que le couple soit en accord

2- Que l’on uilise la communication non violente

Je developperai ces deux points dans des articles à venir 😉

Etre bienveillant envers soi-même, Etre en paix avec soi-même

La journée contre les violences faites aux femmes.

Il y a deux ans, j’ai voulu écrire pour ce jour particulier. Car le 25 novembre, c’est la journée contre les violences faites aux femmes, notamment les violences conjugales. Si vous me suivez depuis un moment, vous savez à quel point ce sujet résonne en moi, pour avoir vécu tout ça. Il y a deux ans, j’ai souhaité mettre enfin tout cela par écrit, le partager publiquement. J’avais fait un article qui comptait beaucoup pour moi. Et puis, j’ai reçu des menaces de la part de la personne concernée et de son entourage. Ils me demandaient de tout retirer sous peine de porter plainte pour diffamation. Ils me disaient que je portais atteinte à leur famille avec mes mensonges. Alors, parce qu’à l’époque j’avais encore peur, j’ai modifié mon article, et j’ai effacé tout ce qui les concernait. Vous pouvez d’ailleurs le retrouver ici.

Et puis le temps est passé. J’ai cessé d’avoir peur, enfin. J’ai entendu des podcasts dans lesquelles les femmes libèrent leur parole et parlent de ce qu’elles ont vécu. Hier, plus de 50 000 personnes ont défilé à Paris pour faire entendre le problème des violences sexistes. Et j’ai eu envie de parler, moi aussi, sans craindre une quelconque menace. Parce que je n’ai plus envie d’être réduite au silence. Je parle si je veux.

Le déni des violences.

Il y a quelques temps, je suis tombée sur un reportage sur ce sujet. On y voyait un homme, au commissariat, devant s’expliquer pour des violences sur sa femme. Elle était hospitalisée, le bras cassé, les vêtements en sang. Devant les photos qu’on lui présentait, l’homme est resté de marbre. « Je n’ai rien fait. J’ai essayé de la calmer parce qu’elle se débattait ».

Et puis une phrase, prononcée pendant le reportage :  » Dans le cas de violences conjugales, le déni est la norme, l’aveu, une exception« .

Ca m’a tellement parlé… Car celui qui m’a frappée, celui qui m’a fait subir des violences psychologiques, a nié pendant des années et des années, pour finalement dire qu’il m’avait fait mal seulement parce que j’étais hystérique et qu’il voulait me calmer. Seulement, à ce moment là, j’étais on ne peut plus calme. Je me souviens des moindres secondes de cet épisode. Il m’a frappée, puis il a pris ma main en criant « vas-y, frappe moi, je sais que tu en as envie!! » J’ai dit non. Il voulait sans doute que je le fasse pour pouvoir dire que nous nous étions frappés mutuellement. Mais ce n’est pas arrivé.

J’ai pu mettre des mots sur tout cela des années après. Les violences psychologiques, évidemment pire que la violence physique qui elle, n’est arrivée qu’une seule fois. Mais aussi le viol conjugal. J’ai mis énormément de temps à utiliser ce terme, que je refusais tant je ne voulais pas le voir. Mais insister quand une personne a dit non plusieurs fois jusqu’à la faire céder, c’est du viol. Profiter de la faiblesse de quelqu’un qui vient d’avoir un accident de voiture, se glisser dans son lit alors qu’on lui a demandé de dormir dans une autre chambre parce qu’on est séparé, et insister pour avoir une relation sexuelle malgré les refus, c’est du viol. Profiter de la peur de l’autre pour la faire céder, c’est du viol. Et pouvoir dire ensuite « mais on s’aimait encore, la preuve, on faisait encore l’amour », c’est un mensonge. Ce n’est pas faire l’amour, c’est du viol.

Si j’écris tout cela aujourd’hui, c’est parce que nous sommes 225 000 chaque année à vivres des violences. Et je sais que dans ce nombre, beaucoup trop important, il y a des femmes qui refuseront de voir, qui minimiseront, soit parce qu’on les insitera à le faire, soit parce que c’est parfois extrêmement violent de mettre des mots.

La culpabilité est très forte, surtout si on est face à un manipulateur qui fait tout pour nous faire passer pour une menteuse ou nous fait croire que tout ce qui arrive est de notre faute.

Mais l’amour, ce n’est pas ça.

N’oubliez pas, aimer les autres c’est vouloir pour eux ce qu’ils veulent pour eux-mêmes et les soutenir dans tout ce qu’ils entreprennent pour vivre dans la joie. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il y a un problème.

Un partenaire que vous aimez et qui vous aime, vous stimule et fait ressortir le meilleur de vous-mêmes. Si ce n’est pas le cas, c’est qu’il y a un problème.

Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans l’ère du patriarcat. Alors, travaillons sur nous pour nous aimez suffisamment, nous respecter suffisamment pour ne plus jamais nous laisser nous manquer de respect.

Education respectueuse, Etre bienveillant envers soi-même, Etre en paix avec soi-même

Pourquoi l’éducation bienveillante ne suffit pas (1)

S’il y a bien une chose dont vous êtes sur, c’est de vouloir pratiquer l’éducation bienveillante dans votre foyer. Vous avez lu plusieurs livres, vous avez bien compris le concept et vous avez utilisez toute votre patience pour appliquer ce en quoi vous croyez profondément. Et pourtant, si tout ce que vous avez lu vous semble logique et pertinent, vous n’obtenez pas le résultat que vous attendiez. Alors, vous vous efforcez de continuer tout en ne comprenant pas ce qui cloche. Vous doutez de vous, de vos capacités. Résultat : vous vous sentez nul.le.

En vérité, et je ne vais rien vous apprendre, vous n’êtes pas nul.le. Et je ne vais pas non plus révolutionner l’histoire en vous disant que les recettes miracles, ça n’existe pas. Etre parent, si ce n’est pas un métier car on n’est pas rémunéré pour, c’est au moins un apprentissage. On pourrait aisément croire que c’est inné, mais je pense vraiment que c’est faux. On apprend à être parent au fur et à mesure, on devient parent grâce à nos enfants. Mais, comme pour tout apprentissage,nous avons besoin d’aide. On apprend par mimétisme (de ce que l’on a nous-mêmes vécu étant enfant), en écoutant des conseils (de grands-parents, de professionnels de la petite enfance) ou en lisant.

Il ne faut pas se voiler la face, la plupart du temps nous ne faisons que reproduire ce que nous avons vécu quand nous étions enfants. Or, si nous souhaitons justement éduquer nos enfants en choisissant un autre mode éducatif, lire des livres sur le modèle choisi ne sera pas suffisant. Nous aurons beau nous y jeter corps et âme, cela n’aura rien de miraculeux. Evidemment, se renseigner sur les valeurs que nous souhaitons transmettre, sur la façon dont fonctionne le cerveau des enfants ou encore de quelle manière il est possible d’éduquer respectueusement son enfant est une étape nécessaire si ce n’est fondamentale pour y arriver. Mais malheureusement, cela ne suffit pas.

S’aimer soi-même, la première étape indispensable.

Ma page facebook a rencontré un beau succès quand j’ai commencé mes panneaux sur l’éducation positive. En y mettant des informations courtes mais claires sur le développement de l’enfant ou sur les valeurs portées par ce mode éducatif, beaucoup de personnes ont trouvé cela très utile. Et tant mieux! Car ces panneaux étaient justement faits pour cela! Et puis, en septembre dernier, j’ai commencé à parler de développement personnel en informant sur l’Enfant Intérieur et l’importance de se reconnecter à lui. Certaines personnes m’ont confié ne plus trop se reconnaître dans ce que je proposais à travers ma page. Et pourtant!

Pourtant c’est, à mes yeux, un élément primordial pour réussir une éducation respectueuse!

Dans notre personnalité se trouvent deux personnes. L’Enfant intérieur, toujours présent malgré le fait que nous soyons adulte, et l’Adulte intérieur.  L’Enfant, c’est notre partie sensible, vulnérable, celle qui est régie par les émotions. C’est souvent aussi notre intuition, notre instinct. Cette partie correspond plutôt à notre cerveau droit, qui pré-existe au début de la vie. L’Adulte, c’est celui qui pense et qui agit. Il choisit et décide, et correspond plutôt au cerveau gauche,  qui comporte le savoir et l’expérience.

Note Enfant Intérieur est façonné par la manière dont nous avons été éduqué. Le problème, c’est que lorsque nous n’avons pas pu vivre un attachement suffisant avec nos parents, nous n’avons pas appris à nous attacher à nous-mêmes, c’est à dire à l’enfant en nous. Nous nous sommes construits sur le modèle de nos parents et la relation que nous entretenons avec nous-mêmes est calquée sur celle qu’ils avaient avec eux-mêmes et avec nous. La plupart d’entre nous a eu des parents qui ont essayé de faire de leur mieux, de nous aimer comme ils le pouvaient. S’ils n’ont pas su toujours nous traiter avec amour, c’est uniquement parce qu’ils ne s’aimaient pas eux-mêmes et c’est cela que nous, leurs enfants, avons reproduit. Il est donc nécessaire de couper cette boucle si nous ne voulons pas que nos enfants, à leur tour, reproduisent ce schéma.

La plupart des gens se coupe de leur enfant intérieur. Ils ne veulent pas l’écouter et préfèrent ainsi se couper de leurs émotions. Or, comment peut-on arriver à écouter les émotions de nos enfants et leur apprendre à vivre avec si nous-mêmes nous n’avons pas réussi à nous reconnecter avec les nôtres?

Il est plus facile de se couper de son Enfant intérieur que de l’écouter, car il enferme souvent des douleurs liées à l’enfance. L’enfant a été brimé, rabaissé, se sent nul et pas capable. Il est donc presque naturel de l’abandonner en espérant qu’il enfouisse avec lui toutes les blessures que nous ne souhaitons pas revivre et faire remonter à la surface. Pourtant,  chaque situation que nous vivons avec nos enfants vient toquer à la porte des souvenirs de notre enfance. Mais comme nous refusons qu’ils reviennent, nous nous mettons en colère.

Le risque est que notre enfant se retrouve en conflit avec notre Enfant intérieur qui n’a pas été comblé. Cela crée des situations de tensions dans lesquelles on crie souvent sur nos enfants, simplement parce que notre Enfant intérieur n’est pas au clair avec ce qu’il se passe.

L’intérêt est donc double : Nous reconnecter avec notre Enfant intérieur pour pouvoir nous connecter correctement avec nos enfants. Il serait bien trop dur de vouloir proposer une éducation à nos enfants quand notre propre Enfant est encore blessé de la sienne. Il faut donc prendre le temps de rassurer notre Enfant Intérieur avant de réussir à le faire avec les nôtres!

Si vous êtes arrivés jusque là dans la lecture de cet article, je vous félicite! Je vous propose de vous expliquer dans un prochain article comment arriver à identifier votre Enfant Intérieur (qui se manifeste souvent même si vous ne le pensez pas) et comment arriver à rétablir la situation d’équilibre entre cet Enfant et votre Adulte. Je reviendrai également sur deux autres éléments indispensables à la réussite de l’éducation respectueuse et dont je n’ai pas encore parlé.

En attendant, si vous souhaitez en apprendre un peu plus sur votre Enfant Intérieur, je vous invite à regarder mes petits panneaux violets sur ma page facebook ou mon compte instagram parents_epanouis.

page facebook : https://www.facebook.com/parentsepanouisenfantsheureux

instagram : https://www.instagram.com/parents_epanouis/

Activités et jeux

Quels jouets pour nos enfants? (1)

Il y a quelques temps, j’ai décidé de prendre un nouveau virage et de me rapprocher du minimalisme. Partant de très loin (plutôt une surconsommation), je savais que cet « exercice » allait être difficile. Et pour cause, il n’y a qu’à voir les jouets de mon aînée : beaucoup trop nombreux, et elle ne joue finalement pas avec grand chose. Mais tout lui faisait envie : on aurait dit moi à son âge. Alors, pour ma deuxième, on a essayé de limiter. Mais c’était encore un peu difficile. Il faut dire qu’il y a tellement de tentations dans les magasins!

Et puis, tout récemment, j’ai pris conscience de quelque chose de très important. Non seulement mes filles jouent tout aussi bien avec moins de choses (voir même profitent plus) mais en plus, cette frénésie d’achats comblaient certainement mon Enfant Intérieur. C’est cet Enfant Intérieur qui était heureux de chaque achat supplémentaire, et ce n’était pas forcément rendre service à mes filles. En tout cas, cela n’allait pas avec les valeurs que je voulais leur transmettre.

Nous avons donc fait le tri, et avons décidé de garder un univers pour chacune, ainsi que d’autres choses diverses, mais qui sont totalement différentes et qui ne font pas doublon.

(Bien sur, il nous reste encore pas mal de choses, mais je me laisse aussi le temps d’y arriver petit à petit. En tout cas, nous faisons beaucoup plus attention maintenant au niveau des achats. Ma grande a d’ailleurs beaucoup progressé sur ce côté là également.)

Je vais donc vous parler des différents jouets que nous avons à la maison et que nous utilisons à travers plusieurs articles (sinon ils seraient bien trop longs!)

1- Le circuit de train BRIO

Il me semble en avoir déjà parlé, mais nous aimons beaucoup la gamme Brio.

cliquez sur la photo pour vous rendre sur le site

Brio est une marque suédoise, dont les rails sont en bois de hêtre (d’Europe). Les trains peuvent être en bois, bien que de plus en plus sont en plastique car ils sont maintenant motorisés. La première gamme de trains s’adresse aux enfants de 18 mois, mais Brio possède également tout une collection de jouets en bois pour les nourrissons.

A la maison, nous avons la gamme Smart Tech. Le train s’arrête tout seul lorsqu’il entre en gare ou passe sous des tunnels, ou bien peut faire marche arrière si on lui met le tunnel approprié.

Certaines personnes disent préférer acheter ceux qui viennent du magasin Lidl, ce que je peux comprendre, car le prix n’est pas le même. Cependant, personnellement, avec ma nouvelle vision des choses concernant les jouets, je préfère prendre moins mais de qualité supérieure. Mais qu’est ce que cela veut dire? En achetant Brio, je sais que le bois vient de forêts renouvelables car il porte la mention FSC. Le plastique utilisé ne contient aucun phtalates (ils utilisent du thermoplastique présent aussi dans les LEGO) et la peinture peut être mise à la bouche sans danger.

Pour ceux qui souhaiteraient tester, sachez que même si vous avez déjà des trains Lidl ou Ikéa, les rails sont compatibles avec Brio. (attention un jeu de mots se cache dans cette phrase!)

Que vous dire de plus? Ici, nous ne souhaitons pas genrer les jouets, et même si nous avons deux filles, nous ne privilégions pas les Barbies par rapport au reste. Elles sont ravies de pouvoir jouer avec leur circuit.

Pour nous aujourd’hui, l’obectif est d’agrandir un univers que mes filles aiment plutôt que de leur acheter une multitude de jouets différents avec lesquels elles vont jouer 5 minutes.

Dans un prochain article, je vous parlerai du reste des univers que nous privilégions et de la manière dont j’ai commencé à faire le tri (même s’il me reste encore beaucoup de chemin!)

Vous pouvez aller voir leurs produits sur le site : https://www.brio.fr/

Mes astuces de parent

Préparer son enfant pour la rentrée en petite section.

Ca y est, c’est officiel, plus qu’une semaine et tous les loulous (sauf ceux en IEF) rentreront à l’école. Certains comptent les jours, d’autres un peu moins. Et il en est de même pour les parents. De nombreux papas et mamans se questionnent sur la manière dont cela va se passer : est-ce-qu’il va pleurer? est-ce-qu’il va se faire des copains? Les autres seront-ils gentils avec lui? La maîtresse va-t-elle faire preuve de VEO? Faut il que je lui apprenne à reconnaître son prénom, à tenir son crayon correctement avant la rentrée? Comment préparer mon enfant pour la rentrée en petite section?

De plus en plus de parents pensent qu’il faut faire « travailler » leurs enfants avant qu’ils ne rentrent à l’école, pour les préparer au travail qu’ils feront dans leur classe. Mais ce qu’il faut savoir avant tout, c’est que la petite section c’est surtout la classe de l’apprentissage de la vie en collectivité! Alors comment préparer son enfant? Je vous dis tout!

1- L’aider à développer son empathie.

Un enfant empathique sera forcément plus doux avec les autres. Il est possible de travailler cela en apprenant à reconnaître et accueillir les émotions que l’on ressent. Si votre enfant vous tape, vous pouvez lui dire que cela vous fait mal et que vous êtes triste quand vous avez mal.

(cliquez sur l’image)

2- L’aider à développer son autonomie.

Cette année, votre enfant va apprendre de plus en plus à être autonome. Si vous êtes du genre préssé, vous avez peut être pris l’habitude d’habiller votre enfant, ou de lui mettre ses chaussures à sa place. Il vous reste une semaine, c’est le moment de le laisser faire! Prenez lui des chaussures qu’il peut gérer tout seul pour éviter les frustrations, et acceptez que ce soit un peu plus long! Pour l’habillage, vous pouvez opter pour des cadres d’habillage qui l’aideront à utiliser les différentes fermetures (boutons, pressions, fermeture éclair….)

Personnellement j’ai ceux là et je le trouve très bien. Vous pouvez aussi les faire vous-mêmes sir vous avez le temps! (vous pouvez cliquer sur l’image)

3- L’aider à vivre avec les autres.

Souvent, vers 3 ans, le vivre ensemble est compliqué. C’est bien pour cela que c’est ce qui est travaillé en priorité. Difficile pour certains enfants de prêter, d’attendre leur tour, etc. Comment les aider? En jouant avec eux à des jeux de société! De cette façon, vous pourrez travailler l’attente et la règle : c’est chacun son tour!

Pour cela, les jeux Haba sont très bien faits. Vous pouvez essayer déjà les jeux coopératifs car il est parfois encore difficile à cet âge d’accepter de perdre contre l’autre, et c’est tout à fait normal! Avec un jeu coopératif, vous jouer ensemble pour gagner.

Ma fille adore le voleur de carottes! (vous pouvez cliquez sur l’image)

 

4- L’aider à développer le langage.

En petite section, il y a beaucoup de changements, mais s’il y a une progression qui est impressionnante, c’est souvent celle du langage. Tout comme les enfants ne marchent pas tous au même âge, ils n’en sont pas tous au même niveau de langage en entrant en petite section. Si c’est un point difficile pour votre enfant, vous pouvez l’aider en parlant beaucoup, en lisant des livres et également grâce à des cartes classifiées qui lui permettront d’enrichir son vocabulaire.

(cliquez sur l’image)

nathan

 

5- Etre positif même si vous avez des appréhensions.

Beaucoup de parents ont beaucoup d’appréhensions concernant cette grande étape dans la vie de leur enfant. Ils angoissent et,inconsciemment, transmettre leurs angoisses à leurs enfants. En fait, en essayant de les rassurer, ils se rassurent eux-mêmes. Si cette étape vous stresse, essayez de vous reconnecter à votre enfant intérieur pour voir ce qui génère de l’angoisse chez vous. Essayez d’être le plus positif possible, ou bien même le plus neutre possible avec votre enfant, il se fera sa propre idée. Son expérience lui est propre et ce qu’il va vivre n’est pas forcément ce que vous imaginez avec vos yeux à vous! N’oubliez pas que les enfants n’ont pas notre regard d’adultes avec tout ce que ça comporte 😉

 

6- Faites confiance à votre enfant.

Vous lui avez certainement donné les meilleures bases qui soit. Votre enfant est prêt, plein de confiance, et saura faire face à toute cette nouveauté qui va s’offrir à lui. Il va pouvoir découvrir, apprendre et connaître un nouvel environnement. Il aura les ressources nécessaires en cas de coup de mou, et comme vous aurez développé la confiance au sein de votre famille, vous pourrez toujours discuter à la maison de tout ce qu’il s’est passé pendant la journée (et pas de panique s’il ne raconte rien, c’est très souvent le cas et ça peut durer de nombreuses années!)

Voilà, pour moi, le plus important est de préparer son enfant à devenir autonome et à vivre avec les autres. C’est l’objectif le plus important de la petite section. Alors laissez tomber les cahiers d’exercices, les tenues de crayon et autre repérage de prénom, et soyez surtout prêt à laisser votre enfant grandir et passer cette étape importante.

 

Bonus : Si vous sentez que cette étape sera compliquée (pour vous, pour lui ou pour les deux) vous pouvez opter pour le petit coeur dessiné au creux du poignet. Chacun son coeur, un pour le parent, un pour l’enfant. Ainsi, au moindre coup de blues, l’un et l’autre peuvent regarder son coeur et se redonner un peu de courage! ( peu aussi être fait en version bisous sur un morceau de tissu ou de papier au fond de la poche!)

Alors, comment vous sentez-vous?

 

Prendre soin de son couple

Une appli pour prendre soin de son couple?

Etre bien dans son couple, c’est être mieux dans son quotidien et donc plus disponible pour tout le monde, et notamment pour ses enfants. Parfois, il arrive que l’on se perde, que l’on devienne parent uniquement en oubliant un peu nos autres casquettes… Mais le couple est la fondation de la famille, s’il flanche, c’est toute la famille qui en prend un coup. Comment arriver à garder le couple comme il était au premier jour? Comment arriver à prendre soin  l’un de l’autre quand on s’est oublié dans son rôle de parent? Comment arriver à garder des surprises dans le couple?

Et si une application pouvait vous aider à prendre soin de votre couple?

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Prendre soin de son couple, c’est avant tout prendre soin de soi. Tout part de ce constat. En étant bien soi-même, il est plus facile de l’être pour les autres. Pour prendre soin de l’autre, il est nécessaire de le respecter et de vouloir son bien-être. Toutes ces notions demanderaient beaucoup plus de détails, c’est pourquoi je ferai des articles différents. Aujourd’hui, je m’attarde sur les surprises au sein du couple, et plus précisément les cattentions.

Oui, je vous vois venir, vous là au fond de la salle, « le couple ne s’achète pas », « c’est trop commercial », « pas besoin de cadeau pour être heureux »,etc etc. Alors, avant de continuer, je vais vous répondre : une attention n’est pas forcément un cadeau matériel, si on est dans une démarche minimaliste on peut offrir des sorties ou des choses comestibles et toutes les attentions font plaisir. Qui pourrait dire « oh non, tu reviens avec une attention pour moi? Rohhh, mais tu sais bien que je n’aime pas ça voyons! » (Oui, je sais, il y en a surement, et pour ces personnes là aussi ce qui va suivre peut les aider!)

On est tous passé par là, au début du couple, on adore se creuser pour chercher LE cadeau de noël pour notre conjoint, celui qui lui correspond le plus, qu’on a hâte qu’il ouvre etc…Et puis, avec le temps, la recherche de cadeaux devient parfois la corvée. Je ne parle évidemment pas pour tout le monde, je fais une généralité. J’a vu beaucoup de messages, au cours de mes longues geekeries sur les réseaux sociaux, de personnes venant demander des idées pour leur conjoint.

Personnellement, je suis rarement en manque d’idées, mais ce qui me dérange, c’est d’offrir quelque chose que la personne n’aurait pas acheté d’elle même, et qui parfois, cela arrive, ne lui correspond pas.(alors qu’on était sur que si!)  J’ai de plus en plus de mal avec les cadeaux « achetés parce que c’est la tradition, donc il faut trouver une idée à tout prix » qui me semblent être effectivement de plus en plus du gaspillage commercial. Alors bien sur, cela fait plaisir, c’est offert par des personnes qui nous sont chères, et un cadeau est toujours précieux. Allez, on l’a tous fait, on sait que souvent ça se termine en « tu veux quoi pour ton anniversaire/ Noël? « Mais s’il était possible de rendre cela plus simple? De faire plaisir à tout le monde sans avoir à se casser la tête? Et si en plus, cela permettait d’offrir des attentions supplémentaires juste pour montrer que vous aimez faire plaisir à la personne qui partage votre vie?

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On critique beaucoup la technologie parce qu’elle nous happe dans son monde et nous éloigne les uns des autres, dans la vie réelle. Mais je suis du genre à plutôt vouloir trouver le côté positif de la chose, et figurez-vous que c’est fait et que je vais partager ça avec vous!

J’ai découvert récemment l’application Wunderlist qui permet de faire des listes en tout genre. Jusque là, plutôt banal. Mais figurez-vous que ces listes peuvent être partagées avec toutes les personnes que vous souhaitez! Ainsi, vous pouvez créer une liste des choses qui vous font envie et la partager avec votre conjoint qui recevra automatiquement tout ce que vous pourrez y rajouter. Il verra donc ce qui vous fait envie et pourra y piocher des idées pour vous faire plaisir occasionnellement comme au quotidien! (car il est évident que si vous mettez un voyage au mexique, ça ne sera peut être pas pour tout de suite)

Pour ceux ou celles qui aurait envie de sorties plutot que de biens matériels, il suffit de l’inscrire!

Alors, bien sur, on peut penser que du coup c’est trop simple, que c’est bien quand c’est plus spontané et que notre moitié a pensé à ce qui pourrait nous faire plaisir. Que la technologie nous empêche encore de réfléchir et de prendre le temps de connaître la personne avec qui nous vivons. Mais peut être qu’à travers cette liste, vous apprendrez aussi à connaitre davantange votre partenaire? Et puis rien empêche de faire un cadeau hors liste, mais avouez que recevoir quelque chose qui vous fait très envie, c’est plutôt chouette non?

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Je vous laisse, j’ai commandé un article de la liste de mon mari et il est arrivé en boutique, je file le chercher!

 

 

(Je précise que cet article n’est pas sponsorisé et que je ne travaille en aucun cas avec l’application.)

Mes astuces de parent

Préparer la rentrée en petite section de maternelle.

Alors que les grandes vacances touchent à leur fin, il faut bien se rendre à l’évidence : nos petits bouts de choux, encore bébé il y a quelques semaines de cela, vont faire leur rentrée dans le monde des grands : l’école!

Que vous soyez #teamrelax ou #teamstressée, la rentrée, c’est pour tout le monde pareil, on n’y échappe pas (à moins que vous ayez choisi le homeschooling).

Vous avez du avoir une liste, ou celle-ci vous sera fournie à la rentrée. Mais parfois les choix sont plutôt difficiles : quel cartable choisir? Quelle genre de couverture lui donner pour la sieste? Et les chaussons?

Je vous livre tout de suite la liste des choses que l’on me demande pour ma fille, et les choix que j’ai fait.

1- Le cartable

Honnêtement, le cartable c’est presque plus pour les parents que pour les enfants. En tout cas ici, elle était prête à y aller avec son sac Décathlon dont elle se servait chez sa nounou, et qu’elle aime énormément. J’avoue tout, c’est moi qui suis tombée amoureuse de la marque Jojo Factory et qui ai voulu lui prendre. Je lui ai laissé choisir le modèle, quand même!

(Vous pouvez cliquer sur l’image accéder au site où le trouver)

2- Les chaussons

Alors là j’avoue que la plus grande importance pour moi, c’est la souplesse, et que mon enfant soit autonome pour les enfiler et les enlever.

Des chaussons en cuir souple, c’est le top.

J’aime beaucoup la marque Didoodam pour leur grand choix, leurs petits prix et le fait qu’ils fassent des grandes tailles! (vous pouvez cliquer sur l’image pour accéder au site)

3- La couverture

Votre enfant fera la sieste à l’école? Il lui faut donc au moins une couverture (et un oreiller). Ici, elle ira avec la couverture qu’elle aime tant de chez Aden&Anaïs. Une couverture vraiment douce et qui saura lui rappeler le confort de la maison!

(comme pour les autres vous pouvez cliquer sur l’image)

4- La boîte à goûter

Cette année, la rentrée en petite section correspond avec mon année de formation. Et qui dit formation dit horaires à rallonge… Moi qui ai toujours pu avoir des horaires souples avec mon travail, ça ne sera plus le cas. Il faudra donc composer avec, et ma fille devra donc aller à la garderie certains jours. Alors, pour l’accompagner, il lui fallait une super boîte à goûter! Et j’ai trouvé mon graal chez mon bento! (cliquez sur l’image)

5- Les étiquettes

Impossible d’y échapper, à l’école, tout doit être étiquetté. J’avoue ne pas être toujours au top avec ça car j’oublie souvent d’étiquetter certaines choses, mais je me suis rendue compte avec mon aînée que cela est quand même bien utile (notamment quand on va chercher trois vestes oubliées…

J’ai fait faire des étiquettes c’est mon étiquette que je trouve vraiment supers, et en plus j’ai pu prendre un pack en mettant mes deux filles (ce qui évite de prendre un pack chacune)

(cliquez sur l’image)

Vous voyez d’autres choses? Quels sont vos choix? A quelques jours de la rentrée, vous vous sentez prêts?

Et pour préparer vos enfants au mieux,  voici une petite vidéo avec une sélection de livres.

voici des liens pour les trouver :

https://amzn.to/2P1sXJZ

https://amzn.to/2Pt9qmu

 

Mes astuces de parent

Gérer les écrans avec nos enfants.

Ils sont de plus en plus présents dans nos maisons : télévisions, tablettes, portables, consoles…. Il devient parfois difficile de gérer les écrans avec nos enfants. Pire, cela peut vite devenir conflictuel et tourner aux crises de larmes.

A la maison, mes filles n’ont pas accès à la télévision. D’ailleurs, nous regardons très peu les programmes et nous nous servons de la télé uniquement pour regarder des films et des séries. Pour les filles, c’est pareil, elles ont accès aux longs métrages (films ou dessins animés).

Les règles sont assez simples : pas de télévision en semaine (les jours d’école). La grande a le droit d’en regarder le mercredi après-midi.

Pour la tablette, il n’y a pas spécialement de règles, on gère un peu à la demande (mais jamais après le repas du soir). Le problème, c’est que cela provoque parfois des conflits du genre « toute façon tu dis toujours non, je n’ai jamais le droit! » etc, etc… Je pense que je ne suis pas la seule à connaître ça.

A cela s’ajoute un nouveau problème depuis que les vacances d’été ont commencé : la deuxième ( 3 ans) demande de plus en plus à regarder les écrans. Elle a commencé à regarder Totoro, elle ne voulait que celui-là, pendant plusieurs mois. Puis elle a regardé Paddington. Ensuite, elle a réclamé Marry Poppins (qu’elle adore bien que ce soit très long) et désormais elle regarde également là-haut. Cet été fut aussi ses toutes premières séances au cinéma. Et voilà que désormais, elle réclame de plus en plus souvent de regarder ses films préférés.

Nous trouvant dans une impasse (et fasse à des crises de larmes), nous avons décidé de réguler un peu les choses. Nous avons donc imposé des règles : l’accès à la télévision se fait après un temps de sieste. Puis nous avons utilisé des briques de légos : trois briques empilées sur le meuble de télévision. Elles correspondent aux nombres de films qu’elle a le droit de regarder sur la semaine. Si elle les regarde trois jours de suite, elle n’en aura plus ensuite. C’est elle qui décide. Lorsqu’un film (ou dessin animé) est regardé, nous enlevons une petite brique et comptons ensemble le nombre restant. Bien évidemment cela est valable pour les vacances, car pour le temps scolaire il y en aura beaucoup moins, mais je pense que nous garderons ce système très visuel.

Lorsque ma grande rentrera de ses vacances, nous instaurerons également un système pour elle. Nous lui indiquerons le temps qu’elle peut passer devant écrans (télévision, tablette, console) et elle apprendra à le gérer de manière autonome. (Du moins nous l’espérons, cela se gérera sur la base de la confiance, mais l’autonomie évitera les crises de « non ») Bien évidemment, cela devra se faire en suivant les règles pré-établies (pas d’écran le soir après manger par exemple).

 

N’oubliez pas que nous sommes des modèles pour nos enfants. Il est donc difficile d’interdire les écrans si nous passons les trois-quart de notre temps sur nos portables. Pensez-y 😉

 

Et vous, vous avez des astuces pour gérer les écrans?

 

Etre bienveillant envers soi-même

Pourquoi j’adore instagram.

Il y a quelques temps, j’ai écrit un article dans lequel je disais à quel point les comptes instagram pouvaient être culpabilisants pour les parents. Ces comptes parfaits, lisses, dont nous imaginons une vie toute aussi parfaite nous ramènent à notre réalité et nous font nous sentir vraiment en dessous et nuls.

Moi qui prône la bienveillance et le positif, j’en venais à vraiment ressentir des émotions négatives à l’encontre de ces comptes qui, je pensais, véhiculaient les mauvaises images et étaient de très mauvais modèles pour la plupart des gens. Est-ce-que la vie est parfaite? non. Est-ce-qu’il est possible de vivre au quotidien dans une maison qui ressemble à une vitrine de magasin? non. Est-ce-que tout le monde peut vivre une vie faite de voyages gratuits? non.

J’avais donc la sensation que ce réseau social faisait beaucoup plus de mal que de bien. Nous avons tous des vies différentes, il nous serait bien difficile d’avoir tous la même vie! Alors pourquoi baver sur la vie de quelqu’un dont nous voyons les photos qui ont peut-être été l’objet de plusieurs heures de travail?

Un jour, j’ai dépassé les limites. J’ai répondu de manière assez agressive à une instagrammeuse dont le plus jeune enfant était, selon moi, mal installé dans son siège auto. Comment quelqu’un qui prône une vie si parfaite peut-elle montrer son enfant dans des conditions de sécurité non correctes? J’étais en colère. En vérité, peu importait que son fils ait la tétière de son siège auto mal ajusté. Il n’était pas en danger. En réalité, j’étais en colère contre les personnes qui faisaient croire que la vie parfaite existe.

J’aurais pu arrêter instagram. J’aurais pu arrêter de suivre ces comptes. Mais au lieu de ça, je me suis questionnée, j’ai poursuivi….et j’ai appris à aimer. A tel point qu’instagram est devenu mon réseau favori, bien au delà de facebook sur lequel je passais beaucoup plus de temps avant.

Alors, qu’est ce qui a changé?

Mon regard, d’abord. Comment peut-on croire que ceux qui font de belles photos ont une vie parfaite? Tout un chacun sait que personne n’atteint la perfection ( et heureusement). Pourquoi ces comptes me mettaient-ils en colère? Parce qu’ils me faisaient culpabiliser, parce qu’ils me faisaient les jalouser. Mais je faisais fausse route. Aujourd’hui je ne les regarde pas avec envie, je les regarde avec plaisir. Parce que finalement ils font du bien, et ils ne font que ça. En quoi serait-il mauvais de vouloir faire montrer de l’amour, de beaux paysages ou des maisons bien décorées?

En fait, c’est un peu comme si les personnes qui me suivent pensent que, parce queje présente des panneaux sur l’éducation positive, je suis un exemple de calme et de perfection avec mes enfants. C’est complètement faux! Je continue de progresser encore et toujours, j’ai mes failles , parce que je suis humaine!

C’est pour cette raison que j’aime suivre les stories des comptes qui me plaisent. On y voit toujours que quelques bribes de vie ( évidemment personne ne va aimer faire une vidéo de crise ou de dispute) mais on y voit la vie en mouvement.

Aujourd’hui, mon regard sur Instagram a changé. Je regarde certaines photos comme le résultat d’un travail. Je prends le beau comme on me le montre, sans essayer d’interprêter ce qui se cache derrière. On le sait, les interprêtations sont nuisibles, car elles ne sont pas objectives et ne refètent donc pas la réalité.

Instagram me fait du bien, contrairement à facebook. Je vois de belles images, je lis les textes, ou non, en fonction de mes envies. Certains comptes m’apportent beaucoup, car ils sont très enrichissants, et me permettent de progresser dans mon quotidien. D’autres m’apportent juste un moment agréable par leurs belles photos.

A l’inverse, quand j’ouvre facebook, je me sens envahie par toutes les écritures et mon cerveau a du mal à faire le tri. La plupart des gens viennent se plaindre, ou demandent des solutions à leurs problèmes. L’échange et le partage sont de très belles valeurs, mais quand on ne lit plus que cela, les effets sont plutôt négatifs. De plus, les partages sont de plus en plus angoissants : on y voit des photos ou vidéos de maltraitances animalières, d’incivilités ou d’autres nouvelles sordides. Par ailleurs, je suis ajoutée régulièrement à tout un tas de groupes sans mon consentement.

Hier, j’ai lu que, de la même façon que l’on fait attention à ce que l’on mange pour être en bonne santé, il fallait faire attention à la « nourriture cérébrale » que nous nous infligeons, car elle a des conséquences sur notre quotidien. Alors, entre des news catastrophiques et des jolies photos. Mon choix est assez vite fait.

Ma page facebook est bien suivie, et je vous en remercie. Pourtant, j’ai plus d’échanges via instagram, alors que mon compte est minuscule.

Alors je remercie tous les instagrammeurs qui proposent du beau, tous ceux qui proposent de l’informatif, et je vous invite à m’y rejoindre si le coeur vous en dit : @parents_épanouis. (vous verrez tous mes panneaux plus en story je vous invite à me poser des questions sur les panneaux chaque jour, et je me permets également de me livrer un peu plus pour que vous sachiez qui je suis)

Vous pouvez cliquer sur la photo pour accéder à mon compte.